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  Le Forum Social Mondial 2007


LE FSM 2007 : ANALYSES ET DECLARATIONS

Compte rendu FSM Nairobi par le « Manifeste Euroafricain »

Le réseau "Manifeste-Euroafricain" s'est constitué dans le sillage de la Conférence non-gouvernementale euro-africaine de juillet 2006 (cf. : http://terra.rezo.net/article424.html). Cent cinquante personnes représentants de nombreuses associations d'Afrique Noire, du Maghreb et d'Europe sont réunies dans le forum [manifeste-euroafricain] (pour s'abonner : http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/manifeste-euroafricain). Unique en son genre, ce réseau associatif international qui relie les trois sous-continents tout en restant indépendant des gouvernements et de leurs financements, a eu une participation significative lors du dernier Forum Social Mondial (FSM) de Nairobi . En voici le compte-rendu... très précieux notamment pour tous ceux qui n'y étaient pas.

20-25 janvier 2007

Du point de vue de notre dynamique euro-africaine, le Forum social mondial de Nairobi était un événement important sur divers points :

- la rencontre et les échanges entre les différents participants et signataires du Manifeste présents à Nairobi

- la sensibilisation sur notre dynamique et nos travaux ainsi que la prise de nouveaux contacts à travers la réalisation de notre atelier et la participation à d'autres ateliers consacrés aux migrations.

Par ailleurs, nous avons été très nombreux à participer à « l'Assemblée des migrants », atelier organisé par l'association italienne ARCI qui a permis de réunir la plupart des acteurs sur les questions migrations afin de rédiger une déclaration commune, de définir les dates clés d'un agenda mondial sur les migrations et de jeter les bases d'un réseau informel international réunissant les associations et les réseaux régionaux sur les questions migrations.

Rencontres et échanges entre les participants de la dynamique euro-africaine.

Nous étions assez nombreux à nous retrouver à l'occasion du FSM. Pour des questions pratiques, il a souvent été difficile de se retrouver tous ensemble comme nous l'avions convenu, mais nous avons pu avoir des échanges constructifs les uns avec les autres sur la situation et l'avancée des travaux dans nos pays respectifs :

Etaient notamment présents :

* Said Tbel (Maroc), AMDH
* Hicham Rachidi (Maroc)
* Mehdi Lahlou (Maroc)
* Mimoun Rahmani (Maroc), Attac Maroc
* Abdellah El Hairach (Maroc)
* Abderkhalaq (Maroc), Pateras de la vida
* Sadia Garrache (Tunisie), ATFD (association tunisienne des femmes démocrates)
* Yan Heuft (Algérie), Rencontre et développement
* Moussa Tshangari (Niger), Alternative Niger
* Ousmane Diarra (Mali), Association des maliens expulsés
* Nouhou Keita (Mali), CADTM et collectif de soutien aux expulsés
* Fatimata Sy (Sénégal), USE
* Victor Nzuzi (RDC), CADTM
* Brigitte Espuche et Rafael Lara (Espagne), APDHA
* CEAR (Espagne)
* Sara Prestiani (France), Migreurop
* Anne Sophie Wender (France), Cimade et Migreurop
* Marine Gacem (France), IPAM et Migreurop
* Filippo Magliani (Italie), Arci et Migreurop
* Thierry Brésillon (France), CCFD

Nous avons tenté d'organiser une réunion le 20 janvier afin de préparer l'atelier mais aussi de discuter ensemble des bases d'un comité de suivi international. Malheureusement, cette réunion n'a pu réunir qu'un faible nombre de membres étant donné les difficultés pratiques pour se joindre et pour se déplacer. Cette réunion qui a regroupé Said, Hicham, Brigitte, Sara, Sadia et Anne Sophie a toutefois permis de discuter de l'organisation de l'atelier et de nous répartir les tâches en termes d'informations sur notre dynamique.

Par ailleurs, tout au long du Forum, il y a eu des échanges très intéressants et constructifs avec divers partenaires sur la dynamique ou sur la situation dans leurs pays. Par exemple, mais ce n'est pas exhaustif, plusieurs discussions et rencontres avec Mimoun Rahmani d'Attac Maroc, avec Moussa Tshangari et son collègue Hassan Boukar qui nous ont longuement parlé de la situation dans les pays du Sahel et notamment de la militarisation des frontières (initiative pan sahel de l’armée américaine), avec Victor Nzuzi sur l'intérêt de la dynamique pour les pays du Sud et la dissuasion à « l'immigration clandestine » faite dans les pays africains et notamment en RDC par les autorités, avec Fatimata Sy sur la situation explosive au Sénégal depuis les refoulements de milliers de migrants (Sénégalais ou non) en contrepartie d'un « chantage » à l'aide au développement et aussi sur les actions menées récemment par l'USE au Sénégal notamment dans le cadre de la promotion du Manifeste euro-africain, avec Ousmane Diarra de l'AME (association des maliens expulsés) sur la situation au Mali etc. ... Donc beaucoup de discussions très constructives et très encourageantes sur l'intérêt de notre réseau qu'il serait difficile de toutes rapporter ici. Nous avons en tout cas noté le grand intérêt de la plupart des participants pour la dynamique que nous avons initié ensemble en juin dernier et la volonté de poursuivre les échanges et la construction d'un travail en commun. A cet effet, il est important de relever que l'ensemble des participants a souligné l'importance et l'intérêt de la liste de discussion Manifeste euro-africain.

Atelier : Migrations, droits fondamentaux et liberté de circulation, Quelles suites pour la conférence non gouvernementale euro-africaine ?

Le séminaire s’est déroulé le 22 janvier en fin d’après midi ce qui a permis, notamment grâce aux petites brochures préparées avant le Forum, de faire la promotion de notre atelier durant les premiers jours du Forum et notamment à l'occasion des autres séminaires migrations. Les brochures étaient vraiment parfaites et nous en avons distribué l'ensemble, en général de manière ciblée (lors des réunions et ateliers où se trouvaient de « potentielles » personnes ou associations susceptibles d'être intéressées par notre dynamique).

L’avantage également que présentait un atelier plutôt en fin de forum après plusieurs ateliers migrations étaient de pouvoir axer principalement sur les débats et ne pas perdre trop de temps dans divers exposés de la problématique qui avaient déjà été abordés dans des ateliers précédents.

L’atelier en lui-même a réuni près de 50 personnes ce qui est vraiment bien comparé à de nombreux ateliers (et vu l’heure 17h30-20h et la petite salle qui nous avait été attribuée).

Au niveau des intervenants :

Said Tbel a assuré la présentation et l'animation de l'atelier.

Mehdi Lahlou a dressé un bilan de l'année 2006 en terme d'atteinte aux droits des migrants en évoquant les politiques migratoires d'externalisation vers les pays du Sud avec notamment les deux conférences ministérielles euroafricaine de Rabat et Tripoli et les principaux événements qui ont marqué l'année.

Victor Nzuzi a présenté le point de vue des pays d'Afrique noire en développant quelques idées essentielles : celle d'une Afrique unie (idée étant d'arrêter de parler par exemple de Maghreb et d'Afrique subsaharienne), la mise en avant de la dynamique euroafricaine crée par la conférence (aspect indispensable pour mener une lutte efficace, intérêt pratique de la liste de diffusion qui nous permet d'échanger en temps et en heure des infos sur les atteintes aux droits humains perpétrés contre les migrants, informations sur les actions menées dans différents pays etc ...), ainsi que des informations sur les questions migratoires dans son pays la RDC avec notamment les actions menées par la société civile mais aussi la dissuasion à « l'émigration clandestine » faite de manière intensive par les autorités (une émission de télévision plusieurs fois par semaine rappelle aux Congolais de « rester chez eux » en montrant notamment des images de centre de détention en Belgique ou les conditions de vie de certains migrants. Ils essaient de contrecarrer cette campagne grâce à des émissions de radio même si le rapport de force est forcément à leur désavantage) et enfin l'ambiguïté des gouvernements africains qui restent « à la solde » des gouvernements européens sur les questions migratoires comme sur d’autres (évocation des accords de Cotonou qui prévoient la réadmission et l’ignorance des citoyens africains de ces accords, nécessité d’une pression de part et d’autre de la méditerranée de plus en plus forte).

Anne Sophie Wender a dressé un historique de la mise en place de la conférence non-gouvernementale (FSM de Bamako, rencontre en avril de Migreurop et d’associations et militants au Maroc, conférence gouvernementale euro-africaine) et de l'esprit de sa mise en oeuvre (prise de conscience de la nécessité pour les sociétés civiles des pays concernés de travailler ensemble face notamment à l'union des Etats). Elle a également rappelé le déroulement de la conférence (ateliers et adoption du manifeste) et insisté sur les suites : importance des échanges et de la réflexion commune, création de la liste de discussion internet, actions menées dans les différents pays de promotion du manifeste, mobilisation autour du 7 octobre, FSM de Nairobi (intérêt de se retrouver, créer des liens avec de nouveaux partenaires, écouter d’autres opinions et discuter ensemble des possibilités d’actions futures).

Suite à ces quelques interventions, nous avons ouvert le débat avec la salle, débat très riche dont voici quelques idées principales (ce n'est pas exhaustif) :

- Rappel que les migrations sont une conséquence des politiques néo-libérales (Sadia Garrach – Association tunisienne des femmes démocrates)

- La nécessité de replacer l'immigration dans un contexte globale : la cause profonde des migrations se trouve dans la politique européenne en Afrique et en particulier celle de la France. La question des migrations peut être un levier pour sensibiliser l’opinion publique sur la situation en Afrique en général. (Zoul, Survie, France)

- La situation en Europe avec des expulsions de plus en plus nombreuses de migrants, les difficultés de plus en plus grande d'installation pour les migrants qui parviennent jusqu'au territoire européen et la question de la baisse des arrivées du fait de l'externalisation des contrôles aux frontières. Daphné Wiegers (Antiracist initiative Berlin – No border, Allemagne)

- Importance de travailler sur la question des réfugiés et la politique du HCR dans les différents pays d'accueil du Sud. (Gustave Assah, GLEGBENU,Bénin – travaille en collaboration avec Yoro Bi Ta Raymond)

- L'instrumentalisation politique qui est faite par tous les pays des questions migratoires en particulier lors des campagnes électorales (Bachir Moutik, association des familles des prisonniers et des disparus sahraouis)

- L'absence de possibilité d'immigrer légalement (impossibilité d'obtenir des visas) qui provoque l'immigration clandestine. (Ousmane Diarra, Association des Maliens expulsés, Mali)

- Les difficultés que nous (société civile) nous rencontrons pour avoir une vraie vision globale qui nous permettrait d'avancer dans notre combat du fait que nous sommes toujours dans l'urgence (Sadai Garrach, Association tunisienne des femmes démocrates, Tunisie)

- La nécessité toutefois de répondre à l'urgence au risque sinon de nous retrouver très bientôt face à une catastrophe humanitaire à laquelle nous ne pourrons faire face. Importance de travailler sur les deux axes dénonciation et assistance (Abdellah El Hairach, Maroc)

- La nécessité de prendre en compte la situation des populations dans les différents pays lorsqu’on aborde celle des migrants, on ne peut demander trop aux sociétés civiles. Nécessité de travailler sur les droits en général (exemple de la Tunisie : difficultés d’intervention des militants). (Sadia Garrach)

- L'importance des « connections » et des échanges entre les pays européens et les pays africains et l’importance de se mettre en contact afin notamment d’apprendre à nous connaître. (Daphné Wiegers (Antiracist initiative Berlin – No border, Allemagne).

- L'aspect fondamental de la mise en réseau. Il existe dans chaque pays des mouvements et des mobilisations, le fait de se mettre en réseau permettrait de donner plus d'ampleur à chacune des mobilisations et d'être plus efficace. Par exemple, il y a eu une forte mobilisation au Sénégal au moment des refoulements massifs effectués par l'Espagne, la mise en lien des réseaux pourrait permettre de donner encore plus d'importance aux mouvements engagés. La dimension donnée par les politiques européennes impose de réagir à un niveau autre que le seul niveau national. (Sara Pretianni, Migreurop)

- Intérêt d'un réseau africain qui permet de voir que les difficultés dans différents pays sont souvent similaires. (Gustave Assah, GLEGBENU)

En conclusion, trois idées essentielles sont ressorties du débat par rapport à la dynamique euro-africaine :

- L’utilité et l’importance des échanges d'informations entre les différents pays au Sud comme au Nord et la nécessité de continuer et d'élargir l’action euro-africaine entreprise.

- La nécessité de parvenir à un travail commun aussi bien sur l’aspect pratique (assistance aux migrants) qu’au niveau du plaidoyer

- La nécessité de parvenir à définir une ligne politique commune ainsi que des actions pour les prochains mois.

En plus des personnes faisant déjà partie de la dynamique, l’atelier a permis de prendre de nouveau contact d’associations ou de personnes intéressées à rejoindre le réseau. Nous avons demandé aux personnes intéressées à recevoir des informations et éventuellement à rejoindre le réseau de s'inscrire sur une liste (liste des contacts ci-joints).

Globalement, les échos des participants à cet atelier ont été très positifs, les remarques montrant généralement l’intérêt pour un atelier interactif et pratique et pour une dynamique nouvelle et riche.

Participation à d'autres ateliers migrations

Quelques exemples d'atelier ou nous avons pu recueillir des informations ou des contacts intéressants (non exhaustive là encore

21 janvier - Atelier organisé par Alternative Niger

Exposé sur la situation des pays du Sud en particulier du Niger en termes d’emplois. Mise en avant des difficultés posées par le processus de libéralisation.

Mise en avant de la nécessité pour les Nigériens (notamment ruraux) de se déplacer dans les pays voisins pour travailler pendant la saison sèche et les difficultés qu'ils rencontrent aujourd’hui du fait de la situation dans certains pays (Côte d'Ivoire, Libéria etc...)

Evocation de la militarisation du Sahel en particulier par des troupes américaines dans le but de contrôler les flux de marchandises ainsi que les flux de personnes en vue de lutter contre le terrorisme, financement américain de la formation des forces de l’ordre de différents pays sahéliens.

Evocation des mesures de lutte contre l’émigration prises au niveau du Niger de plus en plus tenter d’accepter d’intégrer la question de la lutte contre « l’immigration clandestine » dans les accords de coopération.

Mise en avant de la nécessité d’actions de plaidoyer en direction des Etats africains. Les accords de Cotonou sont abordés par l’UE essentiellement sur deux axes : le terrorisme et les flux migratoires.

Evocation du risque d’implosion au niveau des Etats africains en empêchant les personnes de se déplacer, 70% de la population a moins de 25 ans.

Evocation de la tentative de refoulement de l’Etat nigérien de réfugiés soudanais vers le Tchad malgré le risque de refoulement ensuite du Tchad vers le Soudan). Mobilisation de la société civile a empêché ces expulsions qui avaient été envisagées suite à des conflits entre la population locale et les réfugiés.

Mise en avant du Niger comme pays de transit, les migrants n’ont généralement pas la volonté de s’y installer.

21 janvier – Atelier ARCI-Migreurop « Frontières, droits des migrants et liberté de mouvement ».

L’idée de l'atelier était essentiellement les conséquences de la fermeture des frontières sur les droits des migrants et de l'externalisation du contrôle aux frontières. Avec la participation de représentants d'ONGs marocaines (Said Tbel, Mehdi Lahlou qui ont notamment pu évoquer les rafles du mois de décembre au Maroc), africaines (Ousmane Diarra, AME sur la situation au Mali), américaine, asiatique (Philippines) et européenne (Sara Prestianni, Migreurop), cela a permis de faire une sorte de « tour du monde » des conséquences des mesures répressives envers les migrants et de mettre en avant les similitudes (Maroc et Mexique par exemple). Il faut noter que la rencontre avec une ONG américaine (International migrants right) travaillant sur la question du mur avec le Mexique a permis de montrer que le combat Euro-africain est très proche de la problématique Latino-américaine.

21 janvier - Atelier migrations et développement

Organisé par Caritas Europa où Hicham Rachidi était intervenant. Explication de la situation au Maroc, depuis les événements de Ceuta et Melilla en octobre 2005 et de la tenue de la conférence ministérielle « Migration et Développement », mise à plat des conclusions de cette conférence, déclaration finale et plan d’action..., observation que les aspects sécuritaires l’emportent sur les aspects de développement, attire l’attention sur l’amalgame entre co-développement et aide publique au développement et explication de la réaction de la société civile (conférence non gouvernementale Euro-africaine) et présentation des principales conclusions de la conférence non-gouvernementale.

Cet atelier a permis de sensibiliser les participants au travail amorcé dans le cadre du manifeste Euro-africain et distribution a été faite des brochures en Français et en Anglais.

22 janvier - Atelier Migration et mondialisation organisé par IPAM, CCFD, CRID

Atelier organisé sous forme de table ronde avec divers intervenants de divers continents. L'idée était de donner une vision globale des conséquences des politiques migratoires sur les pays de départs, de transit et d’accueil. A noter notamment intervention de Sara Prestianni pour Migreurop sur la dénonciation de l'utilisation de la notion « d'émigration illégale » contraire à l'article 13 de la DUDH.

22 janvier - Atelier ARCI « migration et diaspora »

Comme dans les ateliers précédents, ce séminaire a pris la forme d'une confrontation des différentes situations dans divers pays et continent. A noter toutefois, le témoignages de jeunes maliens expulsés du Maroc (association Travail, Retour et Dignité) et de Said Tbel sur le déroulement des refoulements du mois de décembre au Maroc.

23 janvier - Ateliers sur migration et développement (FORIM)

Diverses interventions sur le co-développement, les femmes migrantes, les réfugiés écologiques etc ... A noter la prise de contact avec un militant chilien qui nous a parlé d'une initiative un peu similaire à notre dynamique euro-africaine et qui a donné lieu à la rédaction d'un manifeste. Intervention rapide d'Anne Sophie Wender sur les pressions européennes sur les pays du sud pour qu’eux même contrôlent les frontières de l‘Europe et les nouveaux « murs » que cela risque de créer dans l’espace africain, le chantage à l’aide au développement notamment dans les accords de coopération et l’instrumentalisation qui est faite des questions « développement » au nom de la lutte contre l’immigration (notamment conférence gouvernementale de Rabat et Tripoli) et pour finir l’initiative de la conférence non-gouvernementale, le Manifeste et le réseaux euro-africain.

24 janvier 2007- Assemblée migrant

Comme indiqué ci-dessus ce séminaire avait pour but de réunir l’ensemble des personnes ayant organisé ou assisté aux séminaires migrations et de mettre en commun les diverses initiatives et idées afin de faire des propositions pour la déclaration finale du FSM de Nairobi et pour tenter de rédiger un texte commun sur les migrations. Nous devrions recevoir prochainement la déclaration finale.

L’idée était d’établir un agenda avec les dates phares sur ces questions mais aussi d’essayer de constituer une sorte de réseau très informel international sur les questions migrations. Sur la forme, le séminaire s’est déroulé avec des prises de paroles de presque l’ensemble des participants qui devaient faire des propositions de travail et de dates. A noter parmi les propositions que la date anniversaire des événements de Ceuta et Melilla a été actée ainsi que la création du réseau Manifeste euro-africain.

24 février - Atelier AME-Droit devant- No vox

Suite à l'atelier conférence non-gouvernementale, les organisateurs de cet atelier (en particulier droit devant) qui avait été enchanté par notre séminaire, nous ont proposé de participer à leur atelier afin de poursuivre les discussions sur la dynamique euro-africaine. Cet atelier a toutefois réuni peu de monde en raison de sa date (dernier jour) et de l’heure (juste après l’assemblée migrant qui a fini largement en retard), nous étions très peu nombreux à cet atelier (une dizaine). Cependant, nous avons eu des discussions extrêmement riches sur la situation au Mali et au Sénégal. A noter en particulier deux interventions pour le Mali d'Ousmane Diarra (AME) et de Nouhoum Keita (collectif des expulsés) qui nous ont permis de mieux comprendre la création des associations « d'expulsés » nés en 1996 du fait de l'expulsion massive de maliens de différents pays (Angola, Zambie, Arabie Saoudite, France ….). Informations sur la mobilisation de la société civile malienne cette dernière année, d'une part sur l'aspect pratique de l'assistance (morale, juridique et sociale) des expulsés malien et d'autre part sur la dénonciation du processus et notamment du marchandage fait par les pays européens (en particulier la France) au Mali pour le pousser à lutter contre « l'immigration clandestine ».

Intervention de Fatimata Sy de l'USE (Sénégal) qui nous a dressé un tableau de la situation dans son pays depuis mars 2006 avec des expulsions massives et répétées en provenance de l’Espagne (de Sénégalais et de non sénégalais d'ailleurs). Elle a notamment longuement évoqués la colère de la population sénégalaise face au chantage fait au gouvernement sénégalais (en particulier au développement) et la complicité des dirigeants sénégalais dans ce marchandage fait « sur le dos » de la population. Ainsi que la situation explosive au Sénégal du fait du surgissement de ces questions en plein contexte électoral. Par ailleurs, Droit Devant ! Souhaiterait rejoindre le Manifeste euro-africain.

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Complément apporté par Mimoun RAHMANI (Secrétaire général adjoint d'ATTAC-Maroc)

(message diffusé sur [manifeste-euroafricain] le 08.02.07)

Voici quelques informations en complement du CR, notamment en ce qui concerne le dernier point : participation à d'autres ateliers migrations.

- Le 22 janvier, au moment où se tenait l'atelier "Migrations, droits fondamentaux et liberté de circulation, Quelles suites pour la conférence non gouvernementale euro-africaine?" j'étais dans une salle tout près où j'ai participé à un séminaire organisé par le réseau international OWINFS (notre monde n'est pas à vendre) sur le thème: "Connections entre les accords de libre échange, les investissements directs étrangers (IDE), la dette, les politiques sécuritaires et la militarisation". Mon intervention a porté sur l'accord de partenariat euromeditérranien et les politiques sécuritaires europeennes des migrations. J'ai parlé des deux conférences de Rabat (ministerielle et non gouvernementale) ainsi que des événements de Noël. J'ai également distribué quelques brochures. Etaient présents à ce séminaire pas moins de 80 personnes. Certaines sont venues me contacter à la fin et étaient très intéressées par le travain qu'on fait.

- Le 22 janvier: Iman Falah d'Attac Maroc a participé à un atelier organisé par la Marche Mondiale des Femmes, elle a fait un témoignage des événements de Noël à Oujda.

- Le 23 janvier: Le CADTM (comité pour l'annulation de la dette du tiers monde), dont certains membres ont participé à la conférence non gouvernementale de Rabat a organisé un séminaire sur le thème: "Migrations et développement, vrais problèmes, fausses solutions". Ont pris part à ce séminaire, notamment Iman Falah d'ATTAC Maroc, Solonge Coné du Cote d'Ivoir et Salissou Oubandoma du RNDD / CADTM Niger (les deux ont participé à la conférence non gouvernementale de Rabat). Etaient présents à ce séminaire une cinquentaine de personnes d'Europe , d'Afrique, d'Amérique latine et d'Asie. Ce qui a permi de parler de la situation dramatique des migrants en Asie. A été évoqué, plus particulièrement l'intérêt de continuer le travail en commun.

 
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