A
l’issue de sa réunion qui s’est tenue à Caracas
lors du FSM, le 29 janvier dernier, l’Assemblée des Mouvements
sociaux a lancé l’Appel suivant :
Ces dernières années les luttes populaires contre le néolibéralisme
et l'impérialisme dans les Amériques et dans d'autres parties
du monde ont engendré une crise de légitimité du
système néolibéral et de ses institutions. Ses expressions
les plus récentes en sont la défaite de la ZLEA [Zone de
libre échange des Amériques, ALCA en espagnol] à
Mar del Plata et celle du Traité pour une Constitution européenne
en France et en Hollande.
Nous vivons une période où l'intervention militaire des
gouvernements des Etats-Unis, d'Europe et de leurs alliés pour
contrôler et spolier les richesses de la planète ou pour
faire avorter les processus de libération et nier la souveraineté
des peuples à être maîtres de leur propre destin, est
à l'ordre du jour, parfois avec la connivence des élites
locales.
Au cours de cette période, nous avons assisté en Amérique
latine à une explosion des mobilisations contre le libre échange,
la militarisation, les processus de privatisation et en défense
des ressources naturelles et de la souveraineté alimentaire. Des
mobilisations qui, dans certains pays, se sont traduites par l'avènement
au gouvernement d'alternatives politiques nées des luttes populaires.
L'exemple le plus récent de ce processus est la victoire d'Evo
Morales en Bolivie. Il trouve son origine dans la lutte contre la privatisation
de l'eau et les luttes paysannes, indigènes, ouvrières et
populaires qui se sont développées dans ce pays depuis l'année
2000.
C'est pourquoi, devant l'annonce de transnationales telles que REPSOL
(entre autres) de retirer les investissements prévus afin de conditionner
la politique du nouveau gouvernement, en particulier la récupération
des ressources naturelles, cette Assemblée lance un appel aux syndicats
de travailleurs de ces entreprises et aux mouvements sociaux des pays
où elles se trouvent pour empêcher de mener plus avant ce
chantage, et exercer une veille permanente sur
ces entreprises afin de garantir la souveraineté du peuple et du
gouvernement de Bolivie pour décider des options politiques librement.
Face à l'accession au gouvernement d'alternatives politiques liées
à des processus de luttes populaires, nous, mouvements sociaux,
devons maintenir notre autonomie politique et programmatique, impulser
la mobilisation sociale pour avancer dans la réalisation de nos
objectifs et faire pression pour contrer toute adaptation de ces gouvernements
au modèle néolibéral.
Enfin, nous, les mouvements sociaux réunis durant le Forum social
de Caracas, dans le but de faire face au modèle néolibéral,
l'impérialisme et la guerre, nous impulserons quatre campagnes
centrales tout au long de 2006 :
1. Journée de mobilisation internationale contre l'occupation
de l'Irak, le 18 mars
Contre la Guerre et les Occupations : Plus de guerres, la paix est la
seule solution !
Nous demandons le retrait immédiat et inconditionnel des troupes
étrangères de l'Irak et la fin de la privatisation de ses
ressources énergétiques.
Nous refusons d'accepter l'occupation de territoires par des troupes
étrangères et, en conséquence, nous exigeons la fin
de l'occupation israélienne en Palestine et la création
d'un Etat palestinien indépendant.
Nous nous opposons aux menaces d'occupation de la Syrie, de l'Iran et
de pays d'Amérique latine par le biais du Plan Colombie, de bases
militaires ou d'autres moyens et à l'utilisation du blocus économique
comme arme de guerre, comme celui exercé par les Etats-Unis contre
Cuba.
Nous exigeons le désarmement et l'élimination des armes
nucléaires et des armes de destruction massive.
Nous demandons le respect des droits humains, des libertés civiles
et la fin de la torture, des enlèvements, des détentions
illégales, ainsi que la fin des prisons secrètes.
Nous lançons un appel à une mobilisation, auprès
de tous et toutes, le 18 mars 2006 à l'occasion d'une journée
de protestation globale contre l'occupation de l'Irak, comme volet de
la campagne globale qui sera maintenue tant que les troupes étrangères
ne se retireront pas de l'Irak.
Nous vous appelons également à participer à la conférence
qui se tiendra au Caire (Egypte) du 24 au 27 mars 2006, contre l'hégémonie
des Etats-Unis et contre l'occupation de l'Irak.
2. Contre la conclusion du round de Doha de l'Organisation
mondiale du commerce (OMC)
Suite à la réunion ministérielle de l'OMC à
Hong Kong, où les mouvements populaires, malgré un grand
effort, ne sont pas parvenus à la mettre en échec, la déclaration
ministérielle de l'OMC ouvre la voie à la conclusion des
négociations de libéralisation du commerce du round de Doha.
L'accord pour la déclaration a été le fruit tant
des tactiques intimidatrices de l'Union européenne et des Etats-Unis
que du rôle décisif joué par les gouvernements du
Brésil et de l'Inde dans leur choix d'obtenir un poste dans la
structure de pouvoir de l'OMC.
Malgré cela, tout n'est pas perdu. Dans les prochains trois mois,
l'OMC doit développer des négociations complexes, et les
mouvements sociaux doivent mener des campagnes et des actions communes
pour faire pression sur les gouvernements afin de renverser les résultats
de Hong-Kong, afin de faire dérailler l'OMC lors de la prochaine
réunion de son Conseil général en mai 2006.
3. Contre le sommet du G8, en juillet 2006, à Saint-Pétersbourg,
Russie
Relayant l'appel des mouvements sociaux et organisations de Russie, nous
appelons le peuple de ce pays et tous les mouvements sociaux et organisations
qui partagent les principes de paix, démocratie et justice sociale
à résister et à appuyer nos initiatives, en participant
au contre sommet des peuples, en opposition au sommet du G8 à Saint-Pétersbourg
au mois de juillet. Contact : alternativy@tochka.ru
4. Contre le sommet de la Banque mondiale et du Fond monétaire
international (FMI), septembre 2006
L'assemblée des mouvements sociaux fait sien l'appel de l'Assemblée
des Peuples du Sud, à sa journée internationale d'action
directe face aux sièges du FMI et de la Banque mondiale dans les
différents pays, en même temps que la réunion annuelle
de ces institutions en septembre 2006.
Il s'agira d'une journée de mobilisation pour dénoncer l'illégitimité
de la dette financière réclamée aux pays du Sud et
pour en défendre le rejet et le non paiement, en même temps
que la reconnaissance des peuples du Sud comme créanciers de l'immense
dette historique, sociale et écologique, dont nous exigeons la
restitution et la réparation.
Campagnes et réseaux
: les résolutions
Au delà de ces quatre campagnes centrales, le
VI Forum social mondial de Caracas a été un point de rencontre
de mouvements qui animent différents réseaux et campagnes,
dont les résolutions sont énumérées ci-dessous
:
* Contre l'ALCA (ZLEA, Zone de libre échange des Amériques)
L'Alianza Social Continental appelle à maintenir une alerte continentale
contre toute tentative éventuelle de raviver les négociations
de l'ALCA, quelle qu'en soit la forme, et à impulser la lutte contre
les traités de libre échange bilatéraux ou régionaux
en Amérique centrale, dans la région andine, dans les Caraïbes,
et contre la nouvelle génération d'accords impulsée
par les Etats-Unis, formulée sous l'Accord pour la sécurité
et la prospérité de l'Amérique du Nord, qui avancent
dans l'intégration subordonnée aux Etats-Unis, en y incluant
le terrain de la « sécurité ».
Nous appelons aussi à la construction du réseau bi-continental
à l'occasion du Sommet Amérique latine – Union européenne
qui se tiendra à Vienne en mai 2006, et en particulier à
l'action contre l'abus des transnationales. Face aux nouveaux scénarios
politiques latino-américains, nous appelons au développement
et à la mise en place véritable des alternatives de développement
et d'intégration émanant des mouvements sociaux comme la
nouvelle priorité actuelle.
Enfin, face à la nécessité de préparer une
nouvelle stratégie, un plan d'action et des nouvelles formes de
convergence et d'organisation, l'Alianza Social Continental convoque à
une grande Rencontre Hémisphérique des Mouvements sociaux
du continent, qui se tiendra fin avril à La Havane, Cuba.
* Pour les droits des peuples indigènes
Nous, peuples et mouvements indigènes, nous cherchons à
approfondir notre insertion dans le cadre du FSM en maintenant notre identité
et nos espaces propres d'action. Nous ratifions notre rejet des Traités
de libre échange, en défense de nos territoires et de l'eau,
en appelant à des actions conjointes pour construire un autre monde.
Nous sommes solidaires avec tous les pays et les peuples qui luttent pour
leur souveraineté, tels que le Venezuela, Cuba et la Bolivie. Nous
appelons à la participation au III Sommet continental des peuples
indigènes, qui ce tiendra dans la ville de Guatemala en octobre
2006, et qui a été convoquée par le II sommet continental
de Quito.
* Pour la souveraineté alimentaire et la réforme
agraire intégrale
La terre, l'eau, les ressources génétiques et la biodiversité
sont patrimoine des peuples : nous ne permettrons pas leur privatisation
ni leur commercialisation. Nous défendons et impulsons l'agriculture
paysanne.
Nous revendiquons la récupération et la défense
des semences natives et nous rejetons catégoriquement la vente
et l'utilisation de semences produites avec la technologie Terminator,
car cela est immoral et porte atteinte aux aliments de l'humanité,
puisque cela revient à refuser les semences à 1,4 milliards
de paysans et paysannes dans le monde.
Nous appelons la population paysanne, organisée et non organisée,
à un soulèvement mondial contre ces politiques le 17 avril
– Journée internationale de la lutte paysanne – et
le 16 octobre – Journée mondiale de la souveraineté
alimentaire. Nous étendons cet appel à tous les réseaux
et secteurs sociaux, car il s'agit d'une menace contre l'ensemble de l'humanité
et de la planète. La lutte pour la réforme agraire intégrale
et la défense du territoire sera la base de notre lutte quotidienne.
* Pour les droits du peuple palestinien
Nous appuyons la lutte du peuple palestinien en faveur de la justice,
de l'autodétermination, le retour des réfugiées et
réfugiés, et la création d'un Etat souverain et indépendant,
ayant sa capitale à Jérusalem.
S'inspirant de la lutte de l'Afrique du Sud contre l'apartheid, nous
appuyons la campagne de la société civile palestinienne
de boycott, désinvestissement et sanctions contre le projet colonial
sioniste impulsé par l'Etat d'Israël.
Nous exigeons :
- la fin de l'occupation et de la colonisation de toutes les terres arabes
et la destruction du mur
- la jouissance intégrale de ses droits sociaux, politiques et
économiques par le peuple palestinien
- que soit appliqué le droit au retour dans leur foyer des réfugiées
et réfugiés palestiniens (Résolution 194 des Nations
unies)
Nous appuyons :
- l'appel des représentants de la société civile
palestinienne à une journée globale de lutte le 15 mai (59e
anniversaire de la catastrophe de Nakba), en invitant tous les mouvements
sociaux à envoyer des missions civiles en Palestine ce jour-là.
- La 4e Semaine d'action internationale et nationale contre le Mur de
l'Apartheid, qui se déroulera du 9 au 16 novembre.
* Contre la marchandisation, la violence et l'exploitation
des femmes (Marche Mondiale des Femmes)
Nous appelons à combattre de manière permanente la violence
machiste, raciste et homophobe sous toutes ses formes, assumant la lutte
féministe pour l'égalité comme un objectif commun
dans la construction de nos résistances et alternatives à
la politique de marchandisation et de guerre.
La Marche Mondiale des Femmes et la Campagne les Femmes disent non à
la Guerre organisent le 8 mars 2006 des journées d'action féministe
contre la tyrannie du marché et la guerre.
* Pour le droit à la diversité sexuelle (Dialogo
Sur/Sur LGBT)
Nous affirmons notre respect de la diversité sexuelle et l'autonomie
des personnes. Nour respectons leur droit à prendre librement des
décisions en ce qui concerne leur corps et leur sexualité.
Nous rejetons toute forme de discrimination en rapport avec les options
personnelles et nous lançons un appel à mobilisation le
28 juin pour le respect total de la diversité sexuelle.
* La santé n'est pas en vente (Forum mondial de la
santé)
Nous soulignons le Droit à la santé comme un axe central
du FSM en Afrique en janvier 2007, en prenant en compte la situation dramatique
en matière de santé en Afrique sub-saharienne.
Nous lançons un appel à mobilisation et participation pour
les événements préparatifs nationaux et régionaux
au FSM en Afrique sur le thème de la santé, notamment à
la participation au II Forum Social mondial de la Santé qui se
tiendra dans le cadre du FSM de Nairobi.
Nous soutenons la mobilisation internationale du 3 au 7 avril 2006 ainsi
que le campement humanitaire qui se tiendra à Bogota, Colombie,
du 4 au 7 avril. Le 7 aura lieu une journée continentale/mondiale
pour le Droit à la Santé.
Nous organiserons un Tribunal international des Peuples pour le Droit
à la santé, en revendiquant le concept de génocide
à partir des inégalités générées
par les politiques néolibérales.
En cette année 2006, nous nous joignons à la Campagne mondiale
pour le droit à la santé et à l'attention de la santé
impulsée par la coalition menée par le Mouvement de la santé
des peuples (PHM), en articulation avec le FSMS.
* Semaine en défense de l'enseignement public pour
tous et pour toutes, novembre 2006
L'éducation est un droit inaliénable et public, qui doit
être garanti et financé par l'Etat. L'éducation n'est
pas une marchandise, et ne peut être incluse dans aucun accord de
libre échange. Nous continuerons à nous battre pour que
l'éducation soit un droit des peuples.
Nous ratifions que le prochain Forum mondial de l'éducation aura
lieu dans le cadre du prochain Forum social mondial, et nous appelons
à une semaine de mobilisation en défense de l'école
publique pour tous et pour toutes la troisième semaine de novembre
2006.
* Campagne des jeunes et des étudiants contre la privatisation
de l'enseignement
La V rencontre internationale des étudiants appelle à la
mobilisation contre l'inclusion de l'éducation dans les accords
de libre-échange, les processus de privatisation et en défense
de l'éducation publique et gratuite. Nous nous mobiliserons le
17 novembre, Journée internationale des étudiants et étudiantes,
contre la marchandisation de l'éducation et contre la guerre.
* Droit au logement (Front continental des organisations
communautaires, FCOC)
Les organisations qui luttent pour le droit à la ville et la réforme
urbaine entendent que combattre les expulsions de millions d'hommes, de
femmes et d'enfants garantit la fonction sociale de la propriété
privée et publique, en luttant pour l'universalisation du droit
à l'eau et à l'assainissement environnemental, ainsi que
pour tous les droits sociaux.
Nous lançons un appel à tous et à toutes à
se joindre à la Campagne Expulsion Zéro, et à participer
à la Xe rencontre du FCOC et à la Marche des peuples, qui
se réalisera simultanément du 4 au 6 mai 2006 au Brésil,
en Argentine, Uruguay, Mexique, République dominicaine entre autres.
* Pour le droit à la communication
Considérant la communication comme un droit et non comme une marchandise,
nous assumons la lutte pour la démocratisation de la communication
comme un élément-clé des luttes contre le néolibéralisme
et l'impérialisme, et pour la construction d'une nouvelle société.
Ceci implique d'articuler et de développer des médias propres
et solidaires, construisant la citoyenneté, de promouvoir des politiques
garantissant la diversité et le pluralisme des médias, et
de préserver l'information et la connaissance comme des biens publics,
en en revendiquant l'accès et en résistant à leur
privatisation.
* Campagne contre la privatisation de l'eau
Nous déclarons l'eau bien commun, et son accès un droit
humain fondamental et inaliénable. L'eau n'est pas une marchandise
! C'est pourquoi nous rejetons toute forme de privatisation, y compris
celle qui se développe au travers des associations publico-privées.Nous
exigeons l'exclusion de l'eau des lois du marché imposées
par l'OMC, les traités de libre-échange et autres accords
de libre-échange et investissement. Nous nous engageons à
créer des comités qui à travers l'éducation,
l'organisation et la mobilisation des peuples (au niveau local, national,
régional et global) pour atteindre ces objectifs. Nous nous engageons
aussi avec les « journées citoyennes » en mars, dans
la ville de Mexico.
* La Triple Frontière : Rencontre entre les peuples
en défense de la vie et des biens naturels
Nous lançons un appel pour la Rencontre entre les peuples en défense
de la vie et des bien naturels, notamment de l'aquifère guarani.
Nous exigeons le retrait des troupes états-uniennes du Paraguay,
et la fin de l'intervention de la Banque mondiale et de la Banque interaméricaine
de développement (BID) dans ce pays.
Nous convoquons au II Forum social de la Triple frontière, du
21 au 23 juin 2006, à Ciudad del Este, Paraguay.
* Campagne contre le changement climatique, 11 novembre 2006
Nous reconnaissons la menace du "réchauffement global",
le changement climatique, pour toute l'humanité. Nous devons faire
pression sur les entreprises et les gouvernements pour réduire
les émissions de CO2.
Nous lançons un appel à mobilisation au niveau mondial
le 11 novembre prochain, date à laquelle auront lieu les discussions
sur le climat au sein des Nations unies.
* L'énergie n'est pas une marchandise
Les ressources énergétiques ne peuvent être traitées
comme des marchandises mais comme des biens stratégiques appartenant
aux peuples, non aux transnationales. Nous lutterons pour que pays régulent
des cadres pour garantir l'accès à l'énergie pour
les générations futures.
Nous réaffirmons les délibérations du I Forum des
travailleurs énergétiques d'Amérique latine et des
Caraïbes (Caracas, mars 2005) et nous soutenons la convocation à
la deuxième édition dans la ville de Mexico. Ces propositions
doivent orienter les actions du mouvement social sur les questions énergétiques
durant la prochaine période.
* Energie et IIRSA (Initiative d'intégration régionale
pour l'Amérique du Sud)
Dans le cas des intégrations d'infrastructure physique et énergétique,
le modèle ne peut se baser sur des logiques purement économiques,
qui ne visent que le profit et ignorent les communautés indigènes,
les agriculteurs et agricultrices familiaux et paysans, les quilombos,
entre autres. Pour nous, le modèle doit être basé
sur une logique sociale d'inclusion, en respectant les diversités,
l'environnement et les droits des travailleurs.
L'IIRSA devrait répondre aux intérêts des peuples
et non générer plus d'inégalité. Nous dénonçons
le fait que cette initiative soit conduite sans transparence et sans dialogue
avec les parlementaires et la société civile des pays impliqués.
La proposition actuelle de l'IIRSA crée une intégration
infrastructurelle qui perpétue le rôle de nos pays comme
exportateurs de matières premières et de produits primaires
sans valeur ajoutée, ce qui aggrave, d'année en année,
la situation des ressources naturelles.
Dans la perspective des énergies alternatives, les processus doivent
être en même temps renouvelables et durables, et ne doivent
pas renforcer la logique de l'agrobusiness, la monoculture et les latifundia.
* Campagne pour la démilitarisation des Amériques
(CADA)
La Campagne pour la démilitarisation des Amériques exige
le retrait des troupes nord-américaines du Paraguay.
Et exige le retrait des troupes étrangères en Haïti.
* Campagne contre les bases militaires nord-américaines
Nous condamnons les actions de la CIA, du M16 et de la police secrète
européenne qui procèdent à des arrestations illégales,
séquestrent des civils, et les emmènent dans des vols secrets
sur les bases militaires des Etats-Unis en Europe, les « Guantanamo
européens ».
Nous exprimons notre solidarité aux 28 Pakistanais arrêtés
illégalement et emprisonnés en Grèce. Nous n'allons
pas sacrifier nos libertés au nom de la « guerre contre la
terreur » de Bush, Blair et leurs alliés.
[Nous sommes en train de préparer une rencontre internationale
des mouvements qui composent la campagne pour mars 2007 en Equateur]
* Pour la liberté des 5 prisonniers cubains aux Etats-Unis
Le gouvernement des Etats-Unis, avec sa double morale de lutte contre
le terrorisme, alors qu'il se refuse à extrader ou juger sur son
territoire Luis Pozada Carriles (responsable de l'explosion d'un avion
civil cubain qui a coûté la vie à 73 passagers), garde
prisonniers cinq valeureux cubains, qui luttaient contre le terrorisme.
Nous exigeons leur libération immédiate et le jugement de
Pozada Carriles.
* Journées de solidarité avec Haïti, les
15 février et 29 mars
Nous exigeons le retrait des troupes étrangères d'Haïti
et l'annulation et la réparation de la dette financière
que les Institutions financières internationales et autres supposés
créanciers maintiennent avec ce peuple, et nous lançons
un appel à réaliser des actions pour le retrait des troupes
et l'annulation de la dette d'Haïti le 15 février. Nous appelons
aussi à la réalisation d'une journée mondiale de
solidarité avec Haïti le 29 mars, jour de la constitution
haïtienne.
* Campagne pour l'autodétermination des dernières
colonies sur le continent américain
Nous condamnons avec fermeté la permanence sur le continent de
colonies françaises, états-uniennes, hollandaises et anglaises,
et nous dénonçons la prétention du pouvoir colonial
français de présenter cette colonisation comme un acte positif.
Nous déclarons notre solidarité avec la lutte pour l'autodétermination
des peuples de Puerto Rico, Martinique, Guadeloupe, Guyane française,
Suriname et Saint-Martin.
Nous exigeons que ces pays soient inscrits sur la liste des pays en attente
de décolonisation de l'ONU.
* Campagne Halte à Coca Cola, assassin
L'Assemblée des mouvements sociaux fait sienne la campagne "Halte
à Coca Cola, assassin" impulsée par les étudiants
contre l'exploitation des travailleurs aux Etats-Unis, en défense
de leurs droits, et des personnes qui ont été victimes de
la violence imposée par cette transnationale.
* Contre le sommet Union européenne – Amérique
latine et Caraïbes, Vienne (Autriche), mai 2006
Simultanément au 4e sommet présidentiel entre l'Union européenne
et l'Amérique latine et les Caraïbes, des réseaux de
mouvements sociaux et d'ONG des deux continents organiseront, à
Vienne (Autriche), du 10 au 13 mai, sous le nom de Enlazando Alternativas
2, un grand événement parallèle, qui inclura un Tribunal
des peuples contre les transnationales européennes, des forums
bi-régionaux sur les alternatives au néolibéralisme
et la militarisation, des meetings et des manifestations publiques, etc.
(Ce sommet organisera une mobilisation depuis le Forum social européen,
qui se tiendra quelques jours avant à Athènes, Grèce,
le 7 mai 2006)
* Déclaration du FSM de l'Enfance (FSMI), qui s'est
tenu a Caracas du 24 au 29 janvier 2006
Dans le cadre du FSM de l'Enfance, qui s'est tenu à Caracas du
24 au 29 janvier 2006 au Lycée Andrés Bello, nous, les enfants,
adolescents et adultes, participants, déclarons :
1 – Qu'un autre monde meilleur n'est possible qu'avec la participation
active et l'exercice plein et direct de tous les droits de la part des
enfants et adolescents.
2- Nous suggérons aux organisateurs du Forum qu'ils soumettent
à la considération la proposition selon laquelle l'enfance
soit un axe transversal pour le prochain Forum, et que soient garantis
des espaces pour la participation active et directe des enfants et adolescents
au sein de ce dernier.
3 – Nous demandons à ce que au sein du Conseil hémisphérique
du FSM soient présentes des organisations traitant de l'enfance
composées d'enfants et d'adolescents.
4 - Que les accords, propositions et conclusions émanant des diverses
tables du FSM de l'enfance soient promues et diffusées par les
divers mécanismes mis à disposition par le FSM dans ce but,
et que les organisations, les enfants, les adolescents et adultes participant
à ce forum (de l'enfance) soient invités à diffuser
et débattre les suggestions et propositions émanant du FSM.
5- Que nous nous engageons à constituer un Réseau pour promouvoir
l'application et le suivi des accords, conclusions, recommandations des
tables du FSMI, et fondamentalement la participation active des enfants
et adolescents dans les futurs forums sociaux mondiaux.