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L'Actualité de Frères des Hommes

 

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Le mouvement gandhien Ekta Parishad présenté par son leader, Rajagopal

Photo : © Jean-Claude Pattacini/URBAimages

Rajagopal, leader de Ekta Parishad, organisation partenaire de Frères des Hommes en Inde, nous présente la philosophie , les actions et le combat non violent de ce mouvement gandhien en faveur de l’émergence et de la reconnaissance de la citoyenneté des populations marginalisées.

« Comment décrivez-vous la philosophie, la methodologie et les actions de Ekta Parishad ?
La philosophie d’Ekta Parishad est, pour résumer, la philosophie gandhienne. C’est l’utilisation de la non violence avec force pour parvenir à nos fins dans les négociations avec les autorités.
Le second point important est que nous travaillons avec les pauvres. Notre stratégie est principalement de les mobiliser. Nous formons les jeunes des villages et leur donnons des analyses et des outils pour renforcer  leurs compétences. Ensuite, ils rentrent chez eux et organisent les populations. Tous les villages organisés sont ensuite regroupés au niveau national.
C’est ainsi que fonctionne Ekta Parishad.
Notre stratégie est composée des 2 axes suivants. D’une part, la mobilisation des populations et d’autre part, le lobbying et le plaidoyer auprès des autorités.

Dans les villages, nous avons donc des personnes qui travaillent sur le terrain. Nous  avons également des gens assis dans des bureaux dans des grandes villes. Ils tentent  d’engager un dialogue avec les autorités, les gouvernements pour impulser des changements dans les politiques menées.
Depuis de nombreuses années, Ekta Parishad mène ce travail conjoint de dialogue et de lutte. Parfois vous arrivez à obtenir des résultats uniquement par le dialogue et parfois par la lutte et le dialogue.

Comment definiriez vous une lutte non violente ?
Il existe de nombreuses options en matière de lutte. Vous pouvez rester muet ou être violent. Ce sont des options extrêmes. Beaucoup trop de gens choisissent ces options.

Nous, nous savons que ces stratégies ne fonctionnent pas. Le gouvernement a plus de moyens de répression que n’importe quelle organisation qui prend les armes !
Le silence quant à lui ne fait que contribuer inexorablement à l’exploitation, à la corruption et à l’injustice.
La non violence ne veut pas dire se taire, la non violence veut dire participer activement à un processus de changement en utilisant la non violence et en luttant contre la violence.
Grâce à la non violence vous pouvez parvenir à vos fins car vous pouvez dialoguer et quand le dialogue ne marche pas alors, vous devez mobiliser et vous faire entendre. Si la personne en face de vous refuse de vous écouter, il faut utiliser cet outil que nous appelons le « sacrifice » dans le sens où vous prenez le problème sur vous. La personne en face de vous va alors être décontenancée et fléchir.

Au lieu de vous attaquer physiquement à la personne en face, vous avez alors le pouvoir de la morale de votre côté ! Si vous travaillez dur avec les pauvres, si vous vivez comme les pauvres alors vous gagnerez le pouvoir moral et votre interlocuteur comprendra que la personne qu’il combat n’est pas là pour son intérêt ou bénéfice personnel  mais pour le bien et les droits de  tous.   Vous pouvez aussi vous battre pour obtenir un poste de ministre ou vous faire un nom, ou pour le l’argent… mais au fil du temps les gens finissent par savoir si vous luttez pour vous ou pour la collectivité.  Les gens comprennent alors qu’ils ont plutôt intérêt à dialoguer avec vous.

Nous avons un nombre très important de militants qui ont atteint ce stade de pouvoir moral et ont gagné la confiance des pauvres qui savent qu’ils se battent pour le bien de tous.

Quelles sont vos relations avec les medias et comment relaient ils vos actions ?
Nous utilisons beaucoup les médias mais malheureusement, les médias sont souvent très proches des puissants ! cela dit il ne faut pas mettre tous les médias dans la même catégorie. Il y a des journalistes, plutôt jeunes,  qui nous soutiennent.

En quoi une association comme Frères des Hommes peut elle appuyer et relayer votre combat ?
Ce que nous réalisons en matière de plaidoyer en Inde ne correspond pas au niveau de lobbying que nous atteignons sur le plan international.  Et c’est là où FDH peut intervenir et agir car si vous voulez mobiliser largement dans un monde globalisé vous devez pouvoir compter sur un large soutien au niveau mondial.
En matière de plaidoyer et de lobbying, la voix des gens du terrain n’est pas considérée comme importante par les gouvernements locaux. A leur voix  doit s’ajouter celle de  l’extérieur.

Lors de mes fréquents voyages à l’étranger, on me demande souvent comment nous réussissons à réaliser des mobilisations et des actions aussi larges en Inde. En effet,  des milliers de personnes marchent et font des grèves de la faim. Cela est une des raisons pour lesquelles nous connaissons des succès dans nos actions non violentes.

Au niveau local, vous avez beaucoup de risques d’échouer dans vos revendications mais si vous leur donnez une dimension internationale, vous avez une plus grande chance de connaître un succès.

Ceux que vous soutenez étant victimes de violences et de discriminations, comment acceptent-ils la non violence comme stratégie d’action ?
Les succès sont très importants dans les combats non violents car des échecs répétés sont des voies royales pour aller à la facilité et passer au recours à la  violence. Nous avons donc un réel défi à mener ensemble, en faisant de la non violence un succès.

De plus, en Inde nous avons une culture ancienne de la non violence comme par exemple contre les Anglais et dans la quête de notre liberté. Les indiens, dans leur grande majorité, sont non violents. Malgré le féodalisme et les discriminations encore en cours en Inde les gens restent non violents et nous croyons en cet outil.

J’ai choisi d’utiliser les marches comme une méthode.  Marcher d’un village à l’autre , 20 km par jour, permet de parcourir des milliers de kilomètres.
Nous organisons également des réunions publiques dans chaque village traversé. Nous utilisons aussi le théâtre de rue, et nous aménageons aussi des espaces d’expression pour permettre aux gens de parler de leur réalité et de leurs problèmes.

Nous convions souvent des journalistes qui couvrent des parties de nos marches et écrivent des articles à partir des histoires vécues entendues.

Les marches sont un outil qui a fait ses preuves en matière de mobilisation de l’opinion publique contre les politiques gouvernementales. Nous réussissons à mobiliser des milliers de personnes et cela oblige le gouvernement à entamer un dialogue  avec la base.

Le 02 octobre 2007, anniversaire de la naissance de Gandhi, 250 000 personnes vont marcher du sud du pays à Delhi au nord. Cela va représenter une marche de 350 kilomètres sur une autoroute.  Imaginez la pression que cela va représenter sur le gouvernement ! En effet, cela va impliquer la fermeture d’autoroutes pendant 20 jours !

Quand nous arriverons à Delhi nous nous installerons devant le mausolée du Mahatma Gandhi. Nous pourrons dire « Tu vois Père de la Nation nous sommes là ! ». Le gouvernement devra ouvrir le dialogue et surtout changer sa politique. Mon voyage actuel en Europe a pour but de mobiliser des soutiens  moral, financier et politique étrangers, de la part de tous nos partenaires, pour faire de cette marche de 2007 un succès.

La seconde action que nous proposons est de faire une conférence très large sur la question de l’accès à la terre lors du FSM de Karachi.

Je suis donc en contact avec des amis du Pakistan, du Brésil, du Népal,  etc. Lors du précédent FSM nous avons réuni 3 000 personnes venues de toute l’Inde et de 31 pays qui ont participé à un « Festival de la Terre ». Nous souhaitons faire quelque chose de similaire à Karachi et c’est dans ce sens que je noue des contacts variés.
Ces deux actions sont nos deux rêves. Je pense qu’une coopération puissante au niveau international nous est indispensable à leur réalisation. J’ai hâte que les bénévoles de Frères des Hommes nous soutiennent dans ce processus d’actions.

Que répondez-vous a ceux qui voient une contradiction dans le fait que vous soyez « le » leader charismatique de ce mouvement et qu’en même temps vous revendiquiez une action de soutien a l’émergence et a la reconnaissance d’une réelle citoyenneté des plus marginalises ?
On me présente parfois comme un gourou ! Alors, je réponds toujours, venez voir concrètement comment cela se passe sur le terrain.
L’Inde fonctionne sur un modèle de famille élargie avec l’idée que si vous prenez des risques vous devez être soutenu comme au sein d’une famille. Mon frère est à mes côtés car il est mon frère. Nous ne sommes pas une association où il y a des relations d’employeur à employés. Vous ne pouvez diriger un mouvement comme une ONG !

J’ai bâti Ekta Parishad comme une famille. Et toute famille à son numéro 1. Je suis donc le numéro 1 de cette famille qui compte 200 000 membres et 400 employés à plein temps.
C’est une sorte de pyramide, je suis celui que l’on appelle le « leader  charismatique » mais mon rôle est seulement d’inspirer tous ces jeunes et de les amener à retourner dans leur village pour y travailler avec les pauvres.
Je ne vois aucune contradiction dans tout cela.
Si vous pouvez utiliser votre inspiration, vos compétences et vos contacts nationaux et internationaux pour motiver des centaines de milliers de jeunes à travailler avec les pauvres, vous devez le faire. J’attends que d’autres personnes le fasse. Toute personne avec du charisme et des contacts  devrait mettre son énergie au service des pauvres. Mahatma Gandhi avait beaucoup de charisme et a passé beaucoup de temps avec les pauvres. Rajagopal est plus petit ! 
Je ne vois aucune contradiction dans tout cela.

Pouvez-vous expliquer votre modèle d’action en illustrant votre propos par des exemples tires de la catastrophe du Tsunami ?
Le tsunami a été une réelle catastrophe. Ekta Parishad était déjà présent dans l’état du Tamil Nadu car nous sommes très actifs dans les programmes de réhabilitation des travailleurs liés et de lutte contre l’esclavage.

Nous nous sommes beaucoup impliqués dans les travaux de nettoyage des camps afin d’éviter toute épidémie due à l’accumulation de poubelles. Nous n’avons pas distribué de nourriture, ni des vêtements. Nous nous sommes concentrés sur l’entretien. Nous avons mobilisé de très nombreux volontaires venus de zones non directement touchées qu’il nous a fallu former. Actuellement, nous travaillons avec des petits paysans qui ont perdu leur terre. Nous portons une attention particulière aux enfants car les enfants auront besoin de nombreuses années de soutien pour retrouver un équilibre.

Nous travaillons avec les jeunes car nous considérons que c’est une opportunité pour former à large échelle et leur permettre ensuite, à leur retour dans leur village, de lutter pour l’accès à la terre et une vie décente.  Nous ne pouvons leur dire, participez au secours et repartez dans vos villages. L’idée est de démultiplier les impacts de nos actions.  Nous travaillons aussi beaucoup avec les femmes et les jeunes filles car elles ont également besoin d’accéder à des emplois. Nous leur proposons par exemple des formations en informatique… Nous organisons des activités le soir pour les enfants afin de les aider à dépasser leur traumatisme.

Les membres d’Ekta Parishad doivent ils être gandhiens ?
Quand les jeunes arrivent, ils ne sont ni gandhiens, ni communistes. Nous ne les appelons pas gandhiens. C’est un processus de formation dans lequel nous intégrons tous les principes gandhiens : aider les pauvres c’est gandhien tout comme respecter toutes les religions. Le travail manuel est gandhien.

Nous organisons des prières communautaires le soir au cours desquelles nous prenons des extraits de toutes les religions .
« Gandhien » est un concept, une philosophie, des valeurs humaines . Plus vous appliquez ces valeurs, plus vous êtes gandhien ! On peut être gandhien sans le savoir ! Si vous refusez l’intouchabilité vous êtes gandhien !
Les gandhiens sont les personnes les plus progressistes qui soient ! Ils refusent le repli communautaire et le système de castes.
Etre gandhien c’est refuser les compromis. Gandhi les a toujours refusés. Il a été jeté en prison à huit reprises !

En Europe, l’image de Gandhi me parait réduite a la non violence. Selon vous, tout le monde mesure-t’il la dimension politique de son action ?
Toute personne qui connaît Gandhi, ce qu’il a réalisé, les sacrifices qu’il a fait se rendra compte de toute la propagande qui a été diffusée pour le  démolir.
Gandhi était un vrai défi à lui tout seul ! On ne peut parler de Gandhi sans agir, ni s’engager. On peut aisément le faire en évoquant Marx, pas Gandhi.

Etre gandhien est très difficile et cela représente un défi permanent. De grands leaders ont été inspirés par Gandhi. Si Nelson Mandela ou Martin Luther King l’ont été, c’est qu’il y a quelque chose de bon en lui. Cette idée que Gandhi représente la tradition doit être rectifiée et c’est ce que je tente de faire. Quand les gens me traitent de gourou et s’imaginent que je suis assis dans une maison en train de prier cela relève clairement d’une incompréhension de ce qu’est être gandhien ! Les gens qui viennent me voir sur le terrain voit ce que je fais ! 
Pourquoi la violence est elle considérée comme révolutionnaire et la non violence  comme relevant de la tradition ?
Tout ceci créé des images erronées de la réalité. Il est temps pour nous de rompre avec ces images, cela fait partie de nos actions !

Avant même de parler de vos actions peut être faudrait il expliquer ce qu’est être gandhien selon Ekta Parishad ?
Je ne suis pas conscient de cela car les cercles dans lesquels je navigue à l’étranger connaissent bien ce que nous faisons et ce que cela représente et implique. C’est là que les groupes français et étrangers qui soutiennent Ekta Parishad peuvent nous aider. Cela dit, dans nombre de nos  documents, nous ne faisons pas référence à Gandhi. Nous, nous exprimons juste les valeurs qui étaient les siennes et dans lesquelles nous croyons.

Si vos groupes estiment que c’est indispensable d’expliciter cela, faisons le ! Je serai heureux d’aller discuter avec les gens pour leur expliquer ce que cela veut dire aujourd’hui de se revendiquer de Gandhi !
Ce qui me rassure est que la non violence est de moins en moins moquée. Nous ne sommes plus considérés juste comme des rêveurs. La montée du terrorisme et de la violence représente une période propice pour faire entendre notre message ! Ensemble, il nous faut faire comprendre qu’être gandhien c’est être radical en utilisant l’outil de la non violence.  Ceci est quelque chose que nous devons rendre clair pour tous !

Depuis les élections de 2004 en Inde et l’arrivée d’un nouveau gouvernement avez-vous observé des changements politiques significatifs dans le traitement des discriminations et de l’intouchabilité. Quelles sont vos priorités d’action vis a vis de ce gouvernement ?
Tout d’abord, il faut rappeler que le gouvernement précédent favorisait le repli communautaire et religieux. Aujourd’hui nous sommes dans une situation bien meilleure. Au moins, le parti en place ne fait plus l’apologie du communautarisme et promeut l’harmonie.

Par ailleurs, le nouveau gouvernement a pour objectif d’éradiquer la pauvreté. Ce n’est pas encore fait loin de là mais au moins leurs objectifs sont bons ! Par exemple, il a mis en place ce système de 100 jours travaillés par an, garanti pour les pauvres. Cela dit même si ses intentions sont  bonnes ce n’est pas cela qui va sauver les plus pauvres ! Elles doivent être transformées en actions concrètes. C’est toutefois un premier pas !

Nous, nous avons décidé de nous concentrer sur la question de l’accès à la terre.

En effet, 70% des indiens sont sur des terres, qu’ils soient paysans ou ouvriers agricoles. La majorité d’entre eux sont sans terre et migrent vers les villes dont les bidonvilles s’étendent un peu plus chaque jour. Aller à la ville n’est pas une solution. Ils ne pourront rester dans les campagnes que si l’accès à la terre leur est possible.

Ceux qui vivent et travaillent la terre devraient avoir des droits, ceux qui n’en font rien ne devraient pas y avoir accès ! Avant de donner la terre à des multinationales, elle devrait être attribuée aux habitants de notre pays !

Si vous voulez lutter efficacement contre la pauvreté et l'accroissement des bidonvilles,  en faveur de la sécurité alimentaire et du contrôle des migrations, il faut que la terre soit redistribuée ! Que ce soit au Brésil, aux Philippines, au Bangladesh, au  Népal ou en Inde, sans mener une réelle réforme de la terre, on ne pourra lutter sérieusement  contre la pauvreté. 
Les propriétaires des terres refusent cette réforme car la terre est un investissement. Le gouvernement doit être soumis à une pression considérable et non violente afin de l’acculer à agir.  C’est un peu comme la fièvre qui, passée un certain stade, ne peut être supportée par notre corps. 
C’est ce que nous cherchons à mettre en place en 2007.  Le gouvernement devra nous tuer ou nous donner gain de cause. C’est un peu « agir ou mourir ».
La réforme de la terre doit être menée avant n’importe quelle autre réforme qui serait de toute façon vouée à l’échec.  Même un enfant comprendrait cela !
Nous avons créé une « Land force »  internationale juste après le FSM de Mumbai afin de relier toutes les  luttes des sans terre du Monde. En effet, Via Campesina travaille plus avec les paysans et nous, plus avec les sans terre.
En Inde, nous avons créé une « Commission populaire sur la Terre » qui est reliée aux « Commissions d’Etat sur la Terre ».
Nous avons également mis en place un Forum sur la question de « La femme et la Terre » car la terre ne devrait pas être la propriété exclusive des hommes !Nous avons aussi instauré la « National Campaign Comitee on Land » qui regroupe tous les acteurs indiens sur cette question.
Nous travaillons donc à différents niveaux et espérons qu’en les mettant tous ensemble nous parviendrons à réaliser nos objectifs !

C’est pourquoi la solidarité internationale est très importante pour nous.

Comment allons nous mettre sur pieds un lobbying encore plus large par exemple vis à vis du Bureau International du Travail qui devrait se saisir de cette question. Idem pour le rapporteur des Nations Unies sur la sécurité alimentaire. Quand je l’ai rencontré lors de son dernier passage en Inde, il a été très impressionné par ce qui se passe en Inde.

Il est vrai qu’il est très difficile pour un européen de comprendre combien la question de la terre est cruciale, quand vous n’avez qu’un très faible pourcentage de votre population qui y vit ! Comment faire comprendre cette problématique ? C’est là que nos partenaires étrangers vont pouvoir nous aider. Des millions de personnes ont faim et en même temps les capitaux peuvent voyager mais pas les êtres humains ! Au Canada et en Australie il y a tant de terres non utilisées, non cultivées alors que des millions de gens voudraient cultiver la terre ! Pourquoi appelons nous le monde « village global » alors que des voisins meurent de faim !  On parle plus facilement de « village global » quand cela arrange et on n’en parle plus quand cela soulève des questions dérangeantes !

En nous mobilisant tous, chacun à son niveau nous pourrons parvenir à un monde plus juste et harmonieux ! »


Propos recueillis et traduits de l’anglais par
Sabine Benjamin
Frères des Hommes France
Paris, septembre 05

Pour en savoir plus sur Ekta Parishad : http://www.ektaparishad.org

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