![]() |
|
|
|
L'Actualité de Frères
des Hommes
|
||
| Côte
d'Ivoire : LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 22.03.07 | 19h06 • Mis à jour le 22.03.07 | 20h24 La force française "Licorne", déployée en Côte d'Ivoire depuis 2002, va "prochainement" réduire ses effectifs à "moins de 3 000 hommes", contre 3 500 actuellement, selon des déclarations faites par son porte-parole, le lieutenant-colonel Christian Rascle, jeudi 22 mars à Abidjan. Le départ des 500 hommes devrait se faire "dans les deux mois", a-t-il ajouté, sans pour autant donner de date précise. Chistophe Prazuck, conseiller du chef d'état-major des armées, a qualifié cette décision d'"ajustement technique". "Depuis cinq ans, les effectifs de la force 'Licorne' changent régulièrement. En 2006, il y avait une réduction et un redéploiement importants, rappelle-t-il. In fine, on aura un dispositif avec un groupe tactique interarmées à Abidjan, et un autre sur le centre de la Côte d'Ivoire, autour de Yamoussoukro." Le redéploiement des effectifs français en Côte d'Ivoire prendra "en compte l'évolution positive de la situation sécuritaire" et "la perspective de création d'une nouvelle armée ivoirienne unifiée", a indiqué le ministère de la défense à travers son porte-parole, Jean-François Bureau. "Les deux missions de la force 'Licorne' restent inchangées : être une force de réaction rapide au profit de l'Onuci [Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire], et être capable de porter assistance aux ressortissants français en Côte d'Ivoire", a-t-il ajouté. LE DÉPART DÉFINITIF PAS ENCORE ENVISAGÉ Cette annonce intervient moins de trois semaines après la signature, le 4 mars à Ouagadougou (Burkina Faso), d'un accord de paix entre le président ivoirien, Laurent Gbagbo, et le chef rebelle des Forces nouvelles, Guillaume Soro. Cet accord a été soutenu, la semaine dernière, par les Nations unies. Il prévoit, outre la formation d'un nouveau gouvernement ivoirien, la suppression de la zone démilitarisée qui séparait les rebelles des forces gouvernementales ainsi que le départ, à terme, des troupes étrangères. Pourtant, la réduction des effectifs de la force "Licorne" n'est en aucun cas le présage d'un départ définitif des troupes françaises, selon ses responsables. Il ne s'agit pas d'"un début de désengagement", se défend Jean-François Bureau. "On garde sur place la totalité du dispositif aéromobile, les hélicoptères, les moyens blindés, les moyens d'appui-feu", a-t-il ajouté. Le premier ministre, Dominique de Villepin, avait souhaité le 12 mars que les "premières étapes" d'un retrait des troupes françaises de Côte d'Ivoire puissent avoir été "définies" avant le départ du gouvernement français actuel, en mai. | |
|
Frères des Hommes - 9 rue de Savoie - 75006 Paris Tél. : 01 55 42 62 62 - Fax : 01 43 29 99 77 fdh@fdh.org - www.fdh.org |