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L'Actualité de Frères
des Hommes
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| Côte D'Ivoire : Affrontement inter ethnique à Alépé Soir Info Plusieurs blessés graves, des récoltes détruites, des maisons incendiées. Depuis le lundi 3 juillet dernier et ce jusqu'au matin du vendredi 7
juillet 2006, des affrontements d'une rare violence ont éclaté
entre des groupes ethniques dans la région d'Alépé.
Selon des témoignages, il s'agit d'attaques perpétrées
par le sous groupe ethnique Goua auxquels font face les Attié et
Abouré de ladite région. En six jours d'affrontements, on
dénombre plusieurs dizaines de blessés graves à l'arme
blanche dont des cas ont nécessité une évacuation
vers l'hôpital de Grand Bassam. En dehors de ces blessés
graves et pour montrer leur détermination, els Goua ont fait plusieurs
otages dont Dame Yapo Chinou, retenue prisonnière durant trois
jours avant d'être libérée, très traumatisée.
Outre les blessés et les otages, d'importants dégâts
matériels, ajoutés à ceux des premières attaques
du mois d'avril sont notées. Il s'agit de maisons pillées,
saccagées et/ou incendiées, de champs détruits à
l'image des deux hectares d'hévéa appartenant à Mme
Aboua Ncho. Devant l'impuissance et le manque de moyen des autorités
sous-préfectorales, des rescapés ont depuis lors saisi l'Etat
major des Forces armées de Côte d'Ivoire (FANCI) et le ministère
de l'intérieur. La gendarmerie, à qui a été
confié la sécurisation de la région, se contente
de patrouiller dans les villages sans faire des incursions dans les forêts,
lieu des affrontements fréquents. Interrogé, M. N'cho Ayehui,
chef de village de Nougoussi d'où proviennent la plupart des blessés
a déclaré « Nous avons trois gendarmes qui sont ici
au village. Mais par rapport à l'ampleur des attaques, c'est insignifiant.
Les attaques et menaces fusent de partout. Nous n'allons pas accepter
longtemps d'être martyrisés de la sorte. C'est pourquoi nous
interpellons ici les autorités ivoiriennes pour ne pas que le pire
arrive ». En tout cas, le chef du village n'a pas exclu une riposte
des Attié et des Abouré au cas où les autorités
ivoiriennes laisseraient la situation se dégrader davantage. Les
autorités coutumières de Ngoussi ont d'ores et déjà
informé leurs homologues de Bonoua. Malgré nos tentatives,
nous n'avons pu entrer en contact avec l'un des représentants des
Goua qui sont accusés de mener ces attaques. Au moment où
nous mettions sous presse, une réunion de crise, se déroulait
à Bingerville entre les autorités coutumières de
Bassam, Bonoua et les différentes parties en conflit afin de situer
les responsabilités. Signalons qu'au mois d'octobre dernier, des
attaques similaires avaient été perpétrés
par les Goua, qui ont revendiqué, au cours d'une réunion,
les terres des Attiés et Abourés. D'ailleurs, ils avaient
réclamés leur départ. | |
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