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L'Actualité de Frères
des Hommes
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| Témoignage
« Comme beaucoup de gens, je suis arrivée à la retraite. De plus, je venais d’être veuve ce qui n’a pas arrangé les choses. J’avais un grand vide à combler et j’ai pensé au bénévolat. J’habite le 6e arrondissement de Paris. J’étais souvent passée rue de Savoie où j’avais vu le siège de FDH. Je me suis demandée ce que vous faisiez. Un jour, je suis allée vous rendre une petite visite. On m’a donné de la documentation et j’ai trouvé vos motivations intéressantes.. Cela dit, je me suis demandée comment y prendre part. Et puis, comme on était en octobre ou novembre, on m’a proposé de participer à la campagne de cartes de vœux. C’est comme cela que tout a commencé ! Au début j’étais une exécutante, je préparais les commandes, je tenais les stocks. On avait un local à part, sur les quais de Seine. Au fil des années, la personne qui en était responsable m’a demandé de participer aux rencontres avec les artistes et aux choix des peintures. Tout doucement, j’ai pris plus d’autonomie. A son départ en 2003, j’étais la seule à connaître les rouages de l’intégralité de la réalisation de ces campagnes. Je me suis jetée à l’eau avec la nouvelle salariée et un nouveau bénévole, Bernard qui devait devenir le trésorier de FDH ! Il s’est d’ailleurs occupé d’emblée des commandes puis, logiquement, de l’évaluation des coûts, des devis et des factures. En bref, des aspects financiers. Nous proposons à la vente, des pochettes de 5 cartes différentes. Chaque année, nous devons créer de nouvelles séries qui doivent quand même être associées aux anciennes. Nous devons également préparer le catalogue. Depuis deux saisons, on a fait appel à des artisans rwandais pour la production de cartes dont les illustrations sont réalisées en feuilles de bananiers. Cette innovation a rencontré un franc succès. On va essayer de réaliser une nouvelle surprise pour la campagne 2007-2008 ! Pour trouver de nouvelles idées, il faut rencontrer des gens mais aussi laisser faire le hasard. On garde l’œil ouvert, on cherche de nouveaux artistes… Une campagne mêle diverses activités : la sélection d’artistes et de motifs, le travail avec des prestataires du type imprimeur et maquettiste. Une fois l’artiste et les motifs sélectionnés, l’imprimeur fait des propositions de mises en page. On donne ensuite notre feu vert pour l’impression des cartes. J’assure le suivi du contact avec ce prestataire qui se trouve à Tours. Cette année, on a eu des contacts avec le Rwanda. Cela s’est très bien passé, mais le Rwanda ce n’est pas Tours, c’est loin ! Il nous a fallu être vigilants sur les quantités, les dates de livraison… Finalement, tout est bien arrivé. La réalisation du catalogue c’est encore autre chose. Une fois que l’on sait ce que l’on va mettre dessus, on passe à la maquette. Je prépare une ébauche de ce nous souhaitons à destination du maquettiste grâce à un découpage et à un montage que je réalise moi-même. Ensuite, il nous fait des propositions et nous choisissons celle qui nous plait. Nous avons constitué une petite équipe de bénévoles qui compte une membre du conseil d’administration de FDH. Pour la sélection des nouvelles séries, pour le choix des images et le catalogue, nous sommes donc quatre ou cinq à décider. Une année, nous avions essayé d’impliquer les équipes de bénévoles régionales en leur demandant leurs points de vue. On s’est rendu compte que tous avaient des idées différentes et que faire plaisir à tout le monde c’était difficile. In fine, il y a toujours des gens qui sont contents et d’autres pas. C’est inévitable ! Une fois que le catalogue a été adressé à nos donateurs et à divers contacts, nous ne traitons les commandes. On demande le paiement à la commande sinon c’est trop compliqué d’assurer le suivi. On n’adresse le paquet que si tout est conforme, commande et paiement. Entre octobre et décembre, il y a des piles partout dans le bureau ! On prépare les commandes, on tient le stock, on note tout nom par nom, le montant, la nature de la commande, les frais de port. Mireille, une autre bénévole, s’occupe beaucoup de la Poste. Elle assure le timbrage et le dépôt auprès de la Poste quand ce n’est pas trop lourd. Elle s’est également beaucoup occupée des cartes du Rwanda qui nous sont arrivées « nues ». Il a donc fallu les mettre sous pochette accompagnée d’une enveloppe. Une par une car on les vend à l’unité ! L’année dernière et l’année précédente, elle a abattu un boulot fou. C’est très long. On avait six cartes différentes à 1 500 exemplaires chacune ! Cela a représenté un sacré travail. Cette mise sous pochette est très précieuse car cela nous permet de faire de réelles économies. Au moment du pic de la campagne, je dépasse le mi-temps. Il m’arrive même de venir le samedi pour déblayer les commandes. A partir de février c’est plus calme. Cela dit nous allons reprendre très bientôt la préparation de la campagne de 2007-2008. Entre la préparation, la mise en place, le bilan économique et l’état du stock, on peut presque dire que cela nous occupe tout au long de l’année. A part les coûts de fabrication des cartes, la campagne ne coûte pas d’argent et elle en rapporte ! Cela contribue également à véhiculer l’image de l’association et c’est une des choses importantes. Il arrive que des gens nous écrivent car ils ont reçu une carte ou que quelqu’un leur a montré une de nos cartes. On répertorie toutes les nouvelles personnes et cela permet ensuite à FDH de leur adresser des informations régulières sur les actions menées au Sud. Les cartes de voeux contribuent à développer le réseau de sympathisants. La campagne 2006-2007 a très bien marché auprès des particuliers. Cela a même été très équilibré entre les cartes du Rwanda et les autres séries. Lors de la campagne précédente, les gens s’étaient beaucoup intéressés aux cartes du Rwanda et les pochettes en avaient souffert. Cette année, on a fait trois nouvelles séries plus des séries récentes. Le catalogue était donc très fourni et les gens semblent avoir aimé. Ils ont commandé de tout. Des nouvelles et des anciennes cartes. Outre l’envoi du catalogue, la diffusion des cartes se fait via plusieurs circuits : certaines boutiques du réseau Artisans du Monde, les équipes de bénévoles de FDH et ce que l’on appelle les relais locaux de FDH : se sont des particuliers qui trouvent sympathique de nous aider. Ils passent une commande et vendent les cartes dans leur famille, sur leur lieu de travail, à la sortie des églises. D’autres font des dépôts dans des pharmacies. Certains sont mêmes très pressés de recevoir leur commande car ils commencent à prendre des contacts dès le mois d’octobre ou novembre ! Ils rassemblent ensuite le montant des ventes et nous le font parvenir. Ces relais locaux nous sont très précieux. Toutes ces contributions mises bout à bout, cela fait quelque chose ! Cette année, une des artistes dont quelques toiles ont été sélectionnées pour réaliser une série nous a communiqué une liste de personnes qui avaient déjà acheté des tableaux et qui étaient donc susceptibles d’acheter des pochettes et des cartes. Les campagnes de cartes c’est le résultat d’une mobilisation assez diverse et large ! Je trouve une certaine satisfaction dans ce bénévolat car cela me permet d’être avec une équipe, de ne pas me retrouver toute seule, d’avoir un but et de rendre service. Par le passé, j’avais peu de contacts avec l’équipe de salariés de FDH car nous étions dans un local situé à quelques rues du siège. Maintenant que nous sommes près de l’accueil, on se connaît mieux ! Cela a d’ailleurs débouché sur une nouvelle activité bénévole pour moi, la relecture d’articles des publications Frères des Hommes. J’’ai fait pas mal de choses dans ma vie professionnelle mais pour mon dernier poste, j’ai travaillé à la Librairie Larousse, au département des dictionnaires et encyclopédies. J’ai beaucoup participé aux travaux de décryptage de manuscrits et à la relecture. J’ai donc beaucoup appris au niveau de la typographie, de la mise en page, de la syntaxe, du maniement de la langue. Il faut dire que j’aime beaucoup cette langue française. C’est la raison pour laquelle je suis capable de corriger des textes et des erreurs de typographie. Cela est différent et intéressant intellectuellement. Je donne mes impressions, des conseils. J’aime bien cela ! Et puis l’équipe est composée de gens nettement plus jeunes que moi, ce qui est sympathique. J’ai la clé de la maison ! Il m’arrive de venir le samedi pour les cartes. Cela dit, ce n’est pas mon seul but dans l’existence ! Je mène d’autres activités (peu en hiver car avec les cartes je n’ai pas beaucoup de temps) : je fais de la calligraphie et du cannage ! En cette fin de mois de février 2007, je me prépare pour la prochaine saison de cartes de vœux ! Il faudrait que nous démarrions en mars ou avril, surtout si on veut contacter un pays d’Asie. Même si ce sont des gens très sérieux, comme on l’a vu pour le Rwanda, la distance rallonge les délais ! La seule chose que je peux dire c’est que nous espérons vous préparer une nouvelle surprise pour les cartes 2007-2008 ! Rendez-vous en septembre prochain ! »
Propos recueillis par Sabine Benjamin
Pour en savoir plus sur la campagne de cartes de vœux, merci
de contacter Anne-Marie au siège de FDH : |
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Frères des Hommes - 9 rue de Savoie - 75006 Paris Tél. : 01 55 42 62 62 - Fax : 01 43 29 99 77 fdh@fdh.org - www.fdh.org |