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L'Actualité de Frères
des Hommes
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| MINISTÈRE
CONDITION FÉMININE / SÉMINAIRE / Préparer des formateurs
et formatrices au service de la fonction publique Par Alix Laroche Le ministère à la Condition féminine et aux droits des femmes (MCFDF) organise du 26 au 27 septembre 2006, à l’hôtel El Rancho, un séminaire de formation à l’intention des cadres de la fonction publique, dans la perspective d’intégrer la dimension genre dans les politiques publiques du pays. Il s’agit de doter l’administration publique haïtienne d’une structure viable qui tienne compte des préoccupations liées aux rapports sociaux de sexe. Les séances de formation qui réunissent des cadres de différentes institutions publiques sont assurées par Charlotte Thibault, une experte canadienne. Objectifs généraux Pour mieux comprendre la problématique à traiter dans le cadre de ce séminaire, la ministre à la Condition féminine, Mme Marie-Laurence Jocelyn Lassègue a donné, en guise d’ouverture, une conférence de presse au cours de laquelle elle a mis l’accent sur l’importance de l’égalité de sexe et l’équilibre des rapports sociaux de sexe dans une société démocratique. Selon la ministre, ces deux éléments demeurent des enjeux majeurs pour toute société qui avance sur la voie démocratique. Ils constituent également un passage obligé vers le développement durable. « Tout projet qui ne tient pas compte de la question du genre est voué à l’échec », a-t-elle laissé entendre. La ministre Marie-Laurence Jocelyn Lassègue a une nouvelle fois plaidé en faveur de la participation des femmes dans les différents secteurs d’intervention du gouvernement. « Les femmes, étant représentées à hauteur de 52 % dans la société et étant actives dans tous les secteurs de la vie nationale, contribuant ainsi à la création de la richesse du pays, il est inconcevable de ne pas tenir compte de leurs intérêts stratégiques dans les champs d’action du gouvernement », a martelé Mme Lassègue. Le numéro un du ministère à la Condition féminine et aux droits des femmes s’est dit consciente de l’importance du traitement équitable des deux sexes. C’est pour cela que le ministère a introduit cette préoccupation dans l’élaboration des politiques, des programmes et des projets du gouvernement tout en reconnaissant les avancées des dix dernières années en ce qui a trait à l’égalité et à l’équilibre du genre. D’après la ministre, le constat laisse augurer qu’il reste encore un long chemin à parcourir pour traduire de manière concrète cette vision d’égalité entre les hommes et les femmes du pays. « Ce qui requiert l’implication de tous les secteurs de la vie nationale », a-t-elle soutenu. Pour terminer son allocution de circonstance, Mme Lassègue a indiqué que ces séances de formation instituées à l’endroit des formateurs et formatrices sont appelées à diffuser, amplifier et généraliser l’analyse comparative selon le sexe. En ce sens, les bénéficiaires deviendront de véritables ambassadeurs, par la promotion de l’intégration efficace de l’analyse comparative selon le sexe (ACS) dans leur structure respective, a souligné Marie-Laurence Jocelyn Lassèque pour laquelle l’ouverture du séminaire constitue l’aboutissement d’une longue quête entreprise depuis l’année 2004 avec la création de la Direction de la prise en compte de l’analyse selon le genre (DPAG) au sein du ministère. Selon Mme Mona Jean, directrice de la DPAG, depuis sa création le 8 novembre 1994, le ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes a déployé des efforts considérables pour promouvoir l’égalité entre les sexes en vue d’une société équitable. Des progrès indéniables ont été enregistrés. Cependant, les considérations liées au genre ne sont pas
intégrées de façon systématique dans les politiques
publiques. Les questions relatives au genre ne sont pas toujours inscrites
dans les programmes et projets de la majorité des institutions
publiques et non publiques. © 2006 Le matin |
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