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GAELLE - BRESIL
Gaëlle
est arrivée au Brésil en juin 2007, à la découverte
d’un pays dont elle ne connaissait que la langue : ses parents
Portugais la lui ont transmise, elle a ensuite approfondi ses connaissances
à l’université.
Pour la première partie de son stage, Gaëlle s’est
investie dans une association locale d’aide à l’enfance
et à la famille dans un quartier périphérique
de Salvador. En donnant d’abord un coup de main au secrétariat
de l’Associação Criança e Família
à Salvador dans l’Etat de Bahia. Mais Gaëlle cherche
plus de contacts avec la population, comme le prouve son expérience
auprès de collégiens dans une petite association niçoise.
Elle change ici radicalement de public et choisit donc d’animer
au sein de l’association des jeux éducatifs et pédagogiques
pour des petits de 4 à 6 ans.
Le milieu associatif, Gaëlle connaît bien : Artisans
du Monde, Unicef, Amnesty International… elle multiplie en
France les expériences associatives bénévoles.
Ce premier stage au Brésil qui vient de se terminer lui aura
offert une nouvelle opportunité : découvrir une association
locale dans un pays du Sud. Cela lui a en effet permis d’entrevoir
les difficultés d’une petite association (même
si ACEF s’occupe d’environ 300 enfants et fait participer
à ses activités plus de 800 familles) dans son fonctionnement
quotidien notamment pour l’obtention d’une reconnaissance
publique (que le travail associatif soit pris au sérieux
par les autorités) et de financements. Elle est particulièrement
heureuse des relations qu’elle a pu tisser avec les enfants,
mais aussi avec la famille brésilienne qui l’héberge
depuis déjà plusieurs mois.
La deuxième partie de son stage commence en octobre, mais
cette fois avec le Mouvement des Sans Terre (MST) pour Frères
des Hommes. Elle a déjà fait un bout de chemin lors
d’un premier stage à l’été 2006.
L’occasion pour elle d’intégrer l’équipe
Résonances et de travailler pendant trois mois sur la réalisation
de notre bulletin mensuel d’informations citoyennes. Elle
est alors détentrice d’une licence de Langues Etrangères
Appliquées spécialisée en sciences économiques
et juridiques obtenue à Clermont-Ferrand, et termine sa première
année de master de coopération internationale et de
communication multilingue qu’elle effectue à Grenoble.
Elle se lance ensuite pour la deuxième année de son
master dans un Institut du droit de la paix et du développement
afin d’approfondir un aspect plus juridique de la solidarité,
et continue ainsi son tour de France, à Nice.
Un nouvel horizon s’ouvre désormais avec ce stage
de deux mois au sein du MST. Après un mois au sein du secrétariat
dans l’Etat de Bahia, son stage prendra un autre tournant
puisqu’elle ira à São Paulo au sein du Service
des Relations Internationales. Elle va également participer
à certaines actions du mouvement et visiter des campements
de paysans, les acampamentos et assentamentos. L’objectif
est de découvrir à la fois l’aspect local du
travail de terrain du MST mais aussi son organisation nationale,
un programme qui l’enchante. Elle servira naturellement de
lien pour Frères des Hommes, et ses informations alimenteront
les futurs Résonances.
A peine arrivée, Gaëlle nous raconte déjà
avec passion ses rencontres et partage avec nous ses expériences
: manifestations, formations, échanges… avec toujours
en leitmotiv la situation des plus jeunes et le secteur de l’aide
à l’enfance, qui constitue pour elle une des luttes
sociales primordiales. C’est sur cette thématique qu’elle
souhaite approfondir ses compétences. Quant à son
retour en France, il semble bien provisoire. Peut-être rentrera-t-elle
seulement pour mieux repartir car son aventure brésilienne
l’a convertie à l’Amérique latine, où
elle souhaite travailler dans la coopération et la solidarité
internationale. |
Des nouvelles ...
octobre 2007
12/11/07
Suite de mon stage avec le MST
Bonjour tout le monde !
Me voilà à São Paulo pour la suite de mon stage
au sein du MST. Ne prenez pas peur, cette fois, c'est un petit mail...
Je suis arrivée dans la nébuleuse (autant parce qu'il fait
plus gris qu'à Salvador et donc plus frais aussi... que à
cause de la pollution...) paulistana mardi dernier avec quelques 2-3h
de retard, mais ça fait partie du charme du système aérien
brésilien, surtout depuis un peu plus d'un an...
São Paulo est aussi "européenne" que Salvador
est "africaine" autant par l'aspect à 1ère vue
de la ville, que de sa population, de son atmosphère et de son
climat. Mais au moins ça me donne un avant goût avant mon
retour en France où il a déjà neigé parait-il...
Autre chose hallucinante de São Paulo, le trafic automobile !!
En heure de pointe, il vaut mieux circuler à vélo ou marcher,
ça va bien plus vite qu'en voiture ou en bus...
São Paulo, c'est un peu Paris puissance10, par le nombre d'habitants
(19millions pour l'ensemble de la région métropolitaine,
3e mégalopole du monde et 1ère de l'Amérique du Sud),
par le nombre de voitures et par conséquent par l'importance des
bouchons, et le tout augmentant à une vitesse hallucinante... Et
il est facile de se perdre (et de se fatiguer...) au milieu de ses buildings
et de ses avenues en ligne droite de quelques 2-3km voire plus.
Mais au milieu de cette jungle, on trouve quand même de petites
églises, de petites maisons anciennes (en sandwich entre 2 immeubles...),
de petites places ombragées et où sont organisés
des petits marchés (on y trouve de tout, de la pièce d'antiquité
aux tableaux, en passant par des sacs, des vêtements, des bijoux
fantaisie, les fameuses pierres précieuses - qui ne le sont pas
toujours surtout quand elles sont vendues pour 2 ou 3 réais - ,
les traditionnels souvenirs du Brésil, et des stands de nourriture
où on peut déguster les fameux "pasteis",(sorte
de beignets en forme de rectangle avec un peu tout ce qu'on peut imaginer
à l'intérieur: fromage et viande ou poulet, fromage et aimpin
- sorte de patate douce- , fromage et oeuf, etc.), les "acarajé"
(spécialité de Salvador et de Bahia en général,
bien goûteuses mais qui pèsent pas mal sur l'estomac), les
délicieux "doces" aux fruits, au chocolat, au lait de
coco et bien d'autres saveurs ! Faites votre choix mais une chose est
sûre, vos papilles vont s'en réjouir !!
A présent, un peu de choses sérieuses, venons-en au stage.
Je vais donc continuer le stage que j'ai commencé auprès
du MST à Bahia dans les bureaux du Secrétariat National
du MST et plus précisément dans celui du CRI (Collectif
des Relations Internationales) où travaillent Geraldo qui m'a accueillie
le 1er jour de stage et m'a fait visité les différents bureaux
et Dulcinea que j'avais rencontré à l'occasion du Congrès
à Brasilia. Les 1ers jours, j'ai surtout pris le temps de rencontrer
les personnes travaillant dans les différents bureaux, de prendre
connaissance des nombreux livres et documents stockés au sous-sol
et de commencer des recherches pour alimenter ma mission de stage.
Justement, celle-ci sera plus définie qu'elle ne l'a été
pendant mon premier mois au sein du MST. Je vais travailler surtout sur
les aspects Communication et Culture, en participant à un cours
du mouvement qui va avoir lieu dans l'Ecole Nationale Florestan Fernandes
(ENFF) du 14 au 29 novembre et en découvrant les brigades audiovisuelles
qui permettent aux militants du mouvement depuis le dernier Congrés
à Brasilia de produire eux-mêmes des documents vidéos
et photographiques entre autres.
Je vais également travailler sur les campagnes mises en place par
le MST et en particulier sur celle lancée en 2003 en partenariat
avec la Via Campesina, "Semences, Patrimoine des Peuples au service
de l'Humanité".
D'autres campagnes sur lesquelles je vais sans doute travailler sont celle
des Bibliothèques du MST qui fait appel à la générosité
des militants et des brésiliens en général pour "remplir"
des bibliothèques dans les écoles du Mouvement à
travers le pays et en particulier celle de l'ENFF, et soutenir la réforme
agraire au Brésil. La 2ème campagne est celle de l'alphabétisation
afin de promouvoir l'éducation des militants du Mouvement, jeunes
et adultes, élément indispensable au développement
tout autant que le droit à la terre et la lutte pour la réforme
agraire. Car en effet, de plus en plus, le MST ne se contente plus de
lutter seulement pour la réforme agraire mais aussi pour une société
plus juste, équitable et respectueuse de l'environnement.
Et tout ce travail en seulement 1mois... Autant dire que je ne vais
pas m'ennuyer ! Malheureusement, comme mon 1er mois au sein du MST-Bahia,
ça va passer très vite... Mais j'espère que j'aurais
l'occasion d'en faire et d'en voir le maximum !
Voilà pour ce 1er mail depuis São Paulo.
Até já já, comme on dit ici !! (A très bientôt)
Gaëlle
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