| |
Atteinte quotidienne à leur sécurité
physique dans l'exercice de leur profession. La mer d'Oman étant
située entre l'Inde et le Pakistan, deux pays en guerre larvée.
Parfois, des bateaux de pêcheurs de l'un des deux pays transgressent
les frontières maritimes, impossibles à repérer pour
eux, d'autant qu'à certains endroits elles font encore l'objet
de contestations.
Ces petits pêcheurs, y compris les enfants qui les accompagnent,
sont arrêtés et incarcérés, généralement
sans aucune procédure judiciaire, pour une durée de 2 à
10 ans. La seule base juridique pour ces arrestations est "l'entrée
illégale sur le territoire", considérée comme
une menace.
Leurs communautés, isolées géographiquement, ne sont
pas informées de l'arrestation des membres de leur famille. Certains
meurent dans les prisons indiennes et pakistanaises.
Les Ministères concernés dans les deux pays traitent ces
pêcheurs incarcérés comme des prisonniers de guerre
ou des otages, qu'ils échangent lors de négociations entre
les deux gouvernements.
Grâce au PFF, 1 000 pêcheurs pakistanais emprisonnés
en Inde avaient déjà été libérés,
229 pêcheurs indiens également. Malheureusement, depuis les
attentats du 11 septembre 2001, 33 bateaux indiens ont été
arraisonnés et 190 pêcheurs indiens ont de nouveau été
incarcérés au Pakistan. © FDH
|
|