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Au Nord comme au Sud, l’accès à la terre est un enjeu majeur. C’est le constat qui s’est dégagé d’échanges organisés par Frères des Hommes et des mouvements de sans terre et de paysans du Brésil, de France, d’Inde, d’Indonésie et du Sénégal dans le cadre du Forum Social Mondial (FSM) de Nairobi.
Tous ces mouvements posent publiquement et politiquement la question
d’une meilleure répartition des terres agricoles. Tous conçoivent
la réforme agraire comme un outil de développement économique et
social participant directement de la lutte contre la pauvreté et
de la génération de revenus et d’emplois dignes, en alternative
à l’exode rural et aux migrations subies. Tous lient réforme agraire
et développement de l’agriculture vivrière au service de la sécurité
et de la souveraineté alimentaire des populations.
Le Sud n’est pas seul concerné. En Europe aussi, les logiques de
spéculation et de concentration foncière sont un obstacle à l’installation
de jeunes en agriculture et un facteur aggravant du chômage et du
« déménagement du territoire ». En ville, ces mêmes logiques conduisent
à rendre l’immobilier si cher qu’il devient impossible de loger
les familles modestes. Pour les citoyens des villes et des campagnes,
la même question se pose : le sol, bien commun à partager pour travailler
et pour se loger, ou placement spéculatif pour s’enrichir sans partage
?
Jean-Pierre Dardaud
Militant FDH Sarthe
Retrouvez les articles parus dans Résonances
sur ce thème : N°5
« Les paysans maliens font la loi » ; « Campagne nationale sud-africaine
contre les expulsions des paysans sans terre » ; N°6
« Les syndicats indonésiens, acteurs de la réforme agraire » ; N°
9 « Les paysans indiens en marche pour leur terre. Acte I.
» ; N°10
« Les paysans boliviens obligent le parlement à voter ».
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PARTICIPER [citoyen engagé]
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Venezuela : l’université contribue à la vie des quartiers
Placardé sur les murs du centre ville,
on a pu lire : « les étudiants en gestion sociale pour le développement
local de l’Université bolivarienne du Venezuela ont le plaisir de
vous inviter, voisins et voisines, à participer à un conseil communal
qui se tiendra le samedi 18 novembre 2006, à 14h, au coin de la
rue Santa Rosa... »
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MANIFESTER [combat
public]
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Les paysans boliviens obligent le parlement à voter
« Ras le bol des grandes propriétés
agricoles » clament haut et fort les populations indigènes. En Bolivie,
87% des terres agricoles sont aux mains d’à peine 7% des propriétaires.
Mais les choses bougent : ces paysans ont décidé de soutenir le
président de la République en marchant jusqu’à La Paz, capitale
du pays, unis sous l’égide de leurs organisations respectives comme
la CSUTCB, la CIDOB ou encore le MST-Bolivia.
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FORMER [savoir
pour agir]
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Les pêcheurs honduriens protègent l’environnement
« Non à l’extension de vos filets sur nos côtes! » Tel est le cri
lancé par les pêcheurs de la baie de Chismuyo, au sud du Honduras,
aux industriels de la crevette toujours plus envahissants et dont
les activités sont dévastatrices pour l’écologie.
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COOPERER [partage
des moyens]
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Mexique : les revendications
pour l’école mobilisent l’assemblée populaire
Depuis mi-décembre dernier de nombreux prisonniers sont relâchés
des prisons de l’état d’Oaxaca. Ces libérations tiennent lieu de
victoire pour des milliers de Mexicains.
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INFORMER [confronter
les idées]
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Mobiliser l’élite péruvienne dans la lutte contre la pauvreté
Le comité de rédaction de la revue
Quehacer
est
persuadé du pouvoir d’influence de ses lecteurs sur l’opinion publique
: 30 % d’entre eux sont des personnages importants dans les milieux
de l’entreprise, politiques, sociaux et religieux. Les publications
dites alternatives sont nombreuses au Pérou, mais la particularité
du bimestriel édité par Desco, centre d’études et de promotion du
développement, c’est qu’il s’adresse à tous : populations de base
mais aussi érudits.
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TEMOIGNER [culture
solidaire]
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Cuba, le théâtre itinérant jette les bases d’une communauté culturelle
Clowns, comédiens, percussionnistes,
danseurs, jongleurs - perchés sur des échasses ou parfois déguisés
en personnages populaires -, déambulent sur l’artère principale
de Cumanayagua, communauté de la province de Cienfuegos. Nous sommes
en novembre à Cuba et c’est l’ouverture de la 8ème
édition de la « biennale de Montagne ».
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PORTRAIT [à
la rencontre de ...]
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Joël Girard, philosophe populaire dans l'économie solidaire du Brésil
Français d’origine, installé à Camaragibe, commune de la région
métropolitaine de Recife, Joël s’est « brasilianisé » au fil du
temps. Seul l'usage, parfois, de la traduction littérale d'expressions
bien françaises trahit une double culture. Pour Benoît qui l’a rencontré,
situer en quelques lignes ce personnage haut en couleurs, au parcours
atypique, représente un véritable défi.
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