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PARTICIPER [citoyen engagé]
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
Coup d’envoi pour le droit des sportifs
Montechio, nord de l’Italie, accueillera en juillet une nouvelle coupe du monde de foot antiraciste. La Ligue sportive pour la promotion et la défense des droits de l’homme (Lisped) sera l’invitée de l’Union italienne sport pour tous à la 11ème édition de cette grand messe du ballon rond. Une bonne occasion pour la Lisped, mouvement congolais, de sortir des frontières. Et de montrer que son action peut devenir la réponse à cet état de fait alarmant : la traite des sportifs noirs existe bel et bien. Un combat contre la violation de leurs droits
Transferts frauduleux, contrats illégaux
et autres formes d’exploitation sont légion. Les
athlètes africains sont confrontés à une série
de violations de leurs droits. Absence de contrat, de salaire ou de police
d’assurance, vandalisme, violence et racisme deviennent monnaie
courante pour nombre d’entre eux. S’ils essayent de revendiquer,
c’est l’exclusion au sein de l’équipe. Car les
clubs européens comme les autorités locales profitent de
l’échappée extraordinaire que représente une
carrière sportive pour des jeunes, dont le manque de perspectives
et l’analphabétisme font des proies faciles.
Lobbying et sensibilisation Via
des communiqués, des conférences de presse, des marches
de protestation et autres séminaires, la Lisped s’adresse
au gouvernement et instances dirigeantes du sport pour les amener à
adopter des changements. Une activité de lobbying qui a, en RDC
par exemple, permis de réunir une commission aux fins d’élaborer
une loi protectrice des droits des athlètes. Actuellement, la Lisped
est sur le point de saisir les instances judiciaires afin de rétablir
les droits d’une basketteuse et d’un judoka blessés
de l’équipe nationale, que l’Etat ne veut pas prendre
en charge. La Lisped entend protéger les droits mais aussi promouvoir
des valeurs par le sport, en favorisant l’intégration des
peuples sur la base du fair-play, de la non-violence et du non-racisme.
Avec une pédagogie très simple, compréhensible de
tous, elle sensibilise les athlètes des sports de ballon comme
de combat au respect de la loi sportive « victoire, égalité,
défaite ». Mais elle leur apprend aussi à revendiquer
leurs droits.
De l’expérience acquise au Forum social mondial, la Ligue a été confortée dans l’idée que le combat de la non-violence qu’elle mène en RDC nécessite une mobilisation de l’Afrique toute entière. « Toutes ces questions ne seront pas bien cernées si toute l’Afrique ne se ligue pas comme un seul homme pour lutter contre ces fléaux », révèle en effet son président, l’avocat Alain Makengo. Le Réseau africain pour la paix dans le sport, dont la Lisped est membre et qui regroupe le Kenya, l’Algérie, Madagascar, la Tanzanie, le Burundi et le Rwanda, en est le symbole. Qui plus est, un véritable gage d’efficacité et d’espérance.
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