![]() |
|||||||||||
|
COOPERER [partage des moyens]
KENYA
Femmes mais propriétaires, voilà ce que veulent être les Kenyanes
Les Kenyanes assument 80% de la production
alimentaire et 70% des travaux agricoles du pays. Pourtant, elles sont
rarement propriétaires terriens et ne participent pas aux prises
de décisions. Face à cette injustice, rétablir l’égalité
homme / femme et permettre l’accès des femmes à la
terre, est devenu l’un des combats permanents des organisations
Kenya Land Alliance (KLA)
et FIDA-Kenya, toutes deux représentant les voix de plusieurs centaines
d’organisations et de membres individuels. Quand les femmes proposent… Tandis que tous les yeux sont rivés sur Nairobi, KLA et FIDA profitent de cette rencontre internationale pour diffuser et faire connaître le rapport stratégique qu’elles ont élaboré conjointement. Véritable plaidoyer pour lutter contre la discrimination à l’égard des femmes, il explique et dénonce la situation d’exclusion de ces dernières, mais surtout, il propose différentes mesures. L’objectif est clair : pousser les autorités à adopter des réformes spécifiques pour les droits des femmes - posséder une terre, en hériter ou la gérer - en les inscrivant dans la nouvelle constitution.
Un travail d’autant plus efficace qu’il est mené par plusieurs organisations kenyanes qui traitent du problème depuis de nombreuses années. Ainsi, depuis sa création en 1999, KLA s’est engagé dans de nombreux discours politiques et législatifs relatifs aux questions d’accession à la terre. Le ralliement à sa cause de la FIDA et de son réseau d’organisations - 360 membres engagés dans la création d’une société libre de toute forme de discrimination envers les femmes - n’a fait que renforcer son action et donner plus de poids à ses revendications. Une collaboration des plus efficaces pour redonner le droit aux femmes à un petit coin de terre…
De la terre aux femmes Parallèlement
à cette action forte, KLA a profité de sa présence
au FSM pour lancer officiellement sa publication
[1]
sur
les nouvelles modalités constitutionnelles d’accession à
la terre. Un bon moyen de faire prendre conscience au gouvernement que
la situation a trop duré ! Le constat est alarmant :
les Kenyanes n’ont pratiquement droit à rien ! Mariées,
le contrôle de leur bien, si elles en ont, revient à leur
mari. Divorcées, le bien reste au nom du mari et, veuves, leur
situation est encore plus incertaine.
[1] A case for women’s land rights in the new Constitution
|