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COOPERER [partage des moyens]
PAKISTAN
Les ONG réclament le droit de se conduire
comme bon leur semble !

SOMMAIRE  

PARTICIPER [citoyen engagé]

MANIFESTER [combat public]

INDE
Surendettés, les paysans ne récoltent que des pertes
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

FORMER [savoir pour agir]

COOPERER [partage des moyens]

INFORMER [confronter les idées]

TEMOIGNER [culture solidaire]

PORTRAIT [à la rencontre de ...]

 

Un Code de conduite pour les ONG pakistanaises, voila qui va faire du bruit ! Le 6 février dernier, les associations pakistanaises, réunies à l’office du SPO, décidaient de prendre leur sort en main. Le ministère de la Protection sociale et de l’Education spéciale a décidé de les réguler. Naturellement, ce code va considérablement bousculer les mÅ“urs et le travail de ces associations. Nombreuses et diverses de par leurs objectifs, un code commun risque d’être difficile. Par de nombreuses rencontres, les ONG pakistanaises espèrent pouvoir faire accepter au gouvernement leur propre code de conduite.

Pourquoi ce code de conduite est inacceptable

Le Code de conduite, document que le gouvernement pakistanais veut imposer à la société civile, n’en est pas à son premier essai. Des tentatives de régulations des ONG ont failli voir le jour sous les gouvernements de Benazir Bhutto puis de Nawaz Sharaf. Sous la présidence Pervez Musharraf, ce dossier de 7 pages risque de devenir la nouvelle référence de ces organisations. Uniquement disponible sur Internet, il traite de points tels que la régulation et de l’habilitation des organisations, la transparence financière, la responsabilité des associations, des donations, etc. 
Non seulement ce code n’est pas toujours accessible aux petites associations locales souvent présentes dans des lieux sans électricité, mais de plus il est rédigé en anglais, alors que la langue nationale est l’ourdou et que le pays compte quelque 80 dialectes. Ce que déplorent le plus les responsables des organisations, c’est qu’il soit rédigé par des conseillers britanniques de la commission de charité. Pour des associations comme PILER et Aurat Fondation , déjà régulées par une instance gouvernementale et disposant de leur propre code de conduite, ce document est inutile et jugé inacceptable.

 
      
Logos de SPO, PCP et PILER
  

La publication le 8 février d’un rapport commun de pression signé par des ONG comme SPO, Pakistan NGOs Forum [1], Aurat Foundation, Sungi, Pattan ou encore Rozan , témoigne de leur détermination à se faire entendre. Ces associations décrivent la nouvelle loi comme une attaque du gouvernement, une volonté d’ingérence de celui-ci dans leur gestion. Pour la société civile pakistanaise, si ce Code de conduite est accepté, il sera le début d’une série de lois qui pourrait restreindre le travail des associations.

Ce que veulent les ONG pakistanaises 

La conférence qui s’est tenue le 14 février à Islamabad, sur l’éventualité d’une nouvelle représentation de la société civile, a été l’occasion pour les ONG de formuler leurs revendications. Pour Shahnaz Wazir Ali du PCP, le gouvernement se doit de les consulter, de discuter avec elles avant de prendre ce genre de décisions. Le gouvernement pakistanais se doit de reconnaître leurs contributions essentielles dans le pays ces dernières décennies.

Les dirigeants des ONG pakistanaises sont bien décidés à gérer eux-mêmes leurs actions sociales, et à s’opposer au gouvernement si c’est la seule issue possible.

Elles rejettent donc à l’unanimité ses directives et suivront leur propre code. Suite à l’examen des événements qui se sont déroulés depuis la proclamation du Code de conduite des ONG, d’autres rassemblements se sont tenus. D’abord celui du 23 février à la suite duquel s’est entamé un processus de consultation dans tout le pays pour atteindre toutes les ONG, petites, moyennes ou grandes, puis celui du 13 mars qui devait amener à faire davantage pression sur le gouvernement. Plus de 20 organisations y étaient attendues. Ainsi de rassemblement en rassemblement les associations ont montré un désir fort de ne pas se laisser faire ! Car finalement, elles ne demandent qu’à pouvoir travailler dans un environnement propice pour mener à bien leurs activités sociales de réduction de la pauvreté et de défense des droits de l’homme.


Notes :

[1]  Forum des ONG pakistanaises


Strengthening Participatory Organization (association de soutien aux actes citoyens) : www.spopk.org - info@spopk.org

PILER - Pakistan Institute for Labour, Education and Research (institut pakistanais pour le travail, l’éducation et la recherche) www.piler.org.pk - piler@cybernet.pk > Contact : Sharafat Ali

Aurat Foundation : www.brain.net.pk - salman@af.org.pk > Contact : Salman Abid

Sungi : www.sungi.org - abbottabad.zone@sungi.org

Pakistan Centre for Philanthropy - www.pcp.org.pk - mail@pcp.org.pk

Pattan : info@pattan.org

Rozan : www.rozan.org - info@rozan.org


En cas de reproduction de cet article, veuillez indiquer les informations suivantes : Source : Frères des Hommes - www.france-fdh.org