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COOPERER [partage des moyens]
PAKISTAN
Les ONG réclament le droit de se conduire comme bon leur semble !
Un Code de conduite pour les ONG pakistanaises, voila qui va faire du bruit ! Le 6 février dernier, les associations pakistanaises, réunies à l’office du SPO, décidaient de prendre leur sort en main. Le ministère de la Protection sociale et de l’Education spéciale a décidé de les réguler. Naturellement, ce code va considérablement bousculer les mÅ“urs et le travail de ces associations. Nombreuses et diverses de par leurs objectifs, un code commun risque d’être difficile. Par de nombreuses rencontres, les ONG pakistanaises espèrent pouvoir faire accepter au gouvernement leur propre code de conduite. Pourquoi ce code de conduite est inacceptable Le
Code de conduite, document que le gouvernement pakistanais veut imposer
à la société civile, n’en est pas à
son premier essai. Des tentatives de régulations des ONG ont failli
voir le jour sous les gouvernements de Benazir Bhutto puis de Nawaz Sharaf.
Sous la présidence Pervez Musharraf, ce dossier de 7 pages risque
de devenir la nouvelle référence de ces organisations. Uniquement
disponible sur Internet, il traite de points tels que la régulation
et de l’habilitation des organisations, la transparence financière,
la responsabilité des associations, des donations, etc.
La publication le 8 février d’un rapport commun de pression signé par des ONG comme SPO, Pakistan NGOs Forum [1], Aurat Foundation, Sungi, Pattan ou encore Rozan , témoigne de leur détermination à se faire entendre. Ces associations décrivent la nouvelle loi comme une attaque du gouvernement, une volonté d’ingérence de celui-ci dans leur gestion. Pour la société civile pakistanaise, si ce Code de conduite est accepté, il sera le début d’une série de lois qui pourrait restreindre le travail des associations. Ce que veulent les ONG pakistanaises La conférence qui s’est tenue le 14 février à Islamabad, sur l’éventualité d’une nouvelle représentation de la société civile, a été l’occasion pour les ONG de formuler leurs revendications. Pour Shahnaz Wazir Ali du PCP, le gouvernement se doit de les consulter, de discuter avec elles avant de prendre ce genre de décisions. Le gouvernement pakistanais se doit de reconnaître leurs contributions essentielles dans le pays ces dernières décennies.
Elles rejettent donc à l’unanimité ses directives et suivront leur propre code. Suite à l’examen des événements qui se sont déroulés depuis la proclamation du Code de conduite des ONG, d’autres rassemblements se sont tenus. D’abord celui du 23 février à la suite duquel s’est entamé un processus de consultation dans tout le pays pour atteindre toutes les ONG, petites, moyennes ou grandes, puis celui du 13 mars qui devait amener à faire davantage pression sur le gouvernement. Plus de 20 organisations y étaient attendues. Ainsi de rassemblement en rassemblement les associations ont montré un désir fort de ne pas se laisser faire ! Car finalement, elles ne demandent qu’à pouvoir travailler dans un environnement propice pour mener à bien leurs activités sociales de réduction de la pauvreté et de défense des droits de l’homme.
[1] Forum des ONG pakistanaises
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