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COOPERER
/ NICARAGUA
Communiquer entre peuples pour une meilleure éducation
Communiquer encore et toujours : voilà le credo de l’Atelier de formation en communication populaire, organisé du 19 au 23 février dernier au Nicaragua. Il a été l’occasion, pour la première fois, pour plusieurs mouvements sociaux d’Amérique latine de partager des expériences sur leur mission d’éducation et de communication. Initié par la Minga Informativa de Movimientos sociales et la Coordinadora Latinoamerica de Organizaciones del Campo (CLOC), l’Atelier a eu lieu dans la capitale, Managua, où l’Asociación de Trabajadores del Campo de Nicaragua s’est proposé d’accueillir l’événement. Rappeler l’importance de la communication En juillet 2006 déjà, lors d’une réunion de coordination et de planification dans la communication, des associations latino-américaines avaient formulé le vœu de créer un réseau d’information sur le travail communautaire. Ce qui renforcerait le travail des mouvements sociaux et permettrait une meilleure articulation de ceux-ci dans la région. L’Atelier de formation a donc accueilli des membres d’organisations de l’Amérique centrale parmi lesquelles: la Mesa Nacional Campesina [1] du Costa Rica et le Consejo Nacional de Trabajadores del Campo [2] du Guatemala. Objectif : réfléchir ensemble sur les médias populaires, sur les nombreux modèles de communication et d’éducation, sur les pratiques communicatives.
Car
la façon dont le message est structuré est déterminant
surtout dans les relations de pouvoir : parents/enfants, professeurs/élèves
ou chefs/subordonnés. Ainsi du lundi au mercredi, après
la présentation des participants, suivront des débats sur
la dynamique de communication : comment penser la communication pour
mieux dialoguer dans les organisations et les réseaux populaires.
Les deux derniers jours concrétiseront tout ceci, évaluation
des travaux, débats sur les techniques et les outils de la communication,
travaux de groupe sur les chemins à suivre pour appuyer celle-ci.
Pour un développement plus juste, partager La plupart des mouvements sociaux présents à cet Atelier veulent exprimer le sentiment des communautés locales, faire passer les réclamations d’ordre politique, social, culturel, touristique etc., dans les langues populaires. Elles veulent utiliser toutes les méthodes possibles, théâtre, musique, danse, peinture, pour atteindre les populations. L’Atelier a été l’occasion de décider des stratégies pour éviter la fermeture de certaines radios communautaires. Pour ce premier Atelier 18 personnes venues du Mexique, Guatemala, Honduras, Costa Rica, Cuba, ont fait le point sur les méthodes de travail de leurs différentes organisations sociales. Edgardo Garcia, secrétaire de l’ATC notait d’ailleurs que leur désir de travailler ensemble devrait s’élargir à d’autres domaines : « 30% de la force de travail dans l’agriculture au Costa Rica est constitué de Nicaraguayens. Si jamais nous décidions de ne plus aller chez eux, ils ne s’en sortiraient pas économiquement. » L’accent a donc surtout été mis sur l’échange et dans tous les secteurs, d’ailleurs les mots d’ordre de cette rencontre de février 2007 ont été : intégration, continuité, transformation.
[1] Bureau national des paysans [2] Le Conseil national des travailleurs agricoles
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