| Faire des luttes paysannes
un combat citoyen
Quel jour tragique que ce 17 avril 1996 !
Dix-neuf paysans sans terre brésiliens trouvent la mort.
Tombés pour avoir revendiqué le droit à vivre
de leur travail et de la terre, leur mémoire est depuis célébrée
tous les ans. Ce jour est devenu commémoration pour les paysans
et paysannes du monde entier mais il est surtout une journée
de lutte et de revendications.
Partout, de Salvador à Jakarta,
de Maputo à Santa Cruz, de Bangalore à Paris, la paysannerie
est « en guerre ». En guerre contre un modèle
économique qui, au nom du marché et de la concurrence,
nous impose des aliments uniformisés, des aliments qui ne
sont culturellement pas les nôtres, des aliments qui viennent
d’ailleurs et de plus en plus loin, sont de moins en moins
variés, des aliments dont l’origine et la propriété
sont de plus en plus concentrées entre les mains de quelques
multinationales et par conséquent, des aliments qui mettent
en péril l’existence même de la paysannerie.
Manger ce que l’on produit, produire
ce que l’on mange, voilà la base de la souveraineté
alimentaire, qui doit être envisagée comme un droit
fondamental, des individus et des peuples. C’est un droit,
mais c’est aussi un devoir. Nous, citoyens des villes, citoyens
d’Europe et du monde, nous sommes en devoir d’exiger
que les conditions soient créées ou recréées
pour qu’il puisse s’exercer. Quand l’Europe, où
l’on dit qu’un paysan « disparaît toutes
les trois minutes », sera vidée de sa paysannerie,
que nous restera-t-il ?
La souveraineté alimentaire, seuls
les paysans et les paysannes sont en mesure de la garantir. Et c’est
eux que le modèle économique tend à faire disparaître,
partout. On ne peut donc que les soutenir dans cette « guerre »…
Mais surtout, on devrait tous la faire nôtre, car leur lutte
n’est pas une lutte pour la survie d’une classe sociale :
c’est une lutte pour l’humanité, et les manifestations
du 17 avril réalisées cette année encore partout
dans le monde en sont la preuve.
Isabelle Dos Reis
militante FDH
|
|
|
PARTICIPER / HAITI
|
|
Vallue
ne veut plus rien entendre mais écoute les propositions
Vallue menacé,
Vallue dévisagé mais Vallue déterminé.
Après de longs mois de conflits avec la Digicel, société
de téléphonie, le village résiste et entend
bien obtenir gain de cause. Situé à flanc de montagne
sur la commune de Petit-Goâve et surplombant la plaine de
Port-au-Prince, Vallue est aujourd’hui très connu en
Haïti.
|
. . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
lire
la suite
|
|
MANIFESTER / BRESIL
|
|
Défendre
la culture pour tous contre la monoculture pour certains
Calmes mais déterminées
en ce jour d’automne sud-américain,
près de 1 300 femmes de Via Campesina Brésil
ont
occupé les terrains de grandes entreprises telles que Aracruz,
Votorantim, Stora Enzo, el Ingeno Cevasa.
C’était durant la semaine du 8 mars dernier, à
l’occasion de la Journée internationale de lutte des
femmes de Via Campesina, mouvement international de petits paysans.
|
. . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
lire
la suite
|
|
FORMER / BOLIVIE
|
|
A Cochabamba, l’agriculture « biolivienne »
bat son plein
Miel, confitures, vins
mais aussi poivrons, maïs et ail en poudre…
Autant de choix que de délicieuses sensations gustatives
lorsque l’on goûte aux produits cultivés, manufacturés
et commercialisés par les petits paysans des hautes montagnes
boliviennes.
|
. . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
lire
la suite
|
|
COOPERER / NICARAGUA
|
|
Communiquer entre peuples pour une meilleure éducation
Communiquer encore
et toujours :
voilà le credo de l’Atelier de formation en communication
populaire, organisé du 19 au 23 février dernier au
Nicaragua. Il a été l’occasion, pour la première
fois, pour plusieurs mouvements sociaux d’Amérique
latine de partager des expériences sur leur mission d’éducation
et de communication.
|
. . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
lire
la suite
|
|
INFORMER / BOLIVIE
|
|
La
créativité reste l’arme principale du collectif
« Mujeres Creando » pour combattre l’oppression
« Folles, agitatrices,
rebelles, subversives,
anarchistes, féministes, lesbiennes et hétérosexuelles,
épouses et célibataires, blanches et indigènes,
prostituées et filles vierges, jeunes et vieilles, catholiques
et athées », c’est ainsi que se définit
Mujeres Creando,
un collectif anarco-féministe. Dès
sa création, en mars 1992, María Galindo, Julieta
Paredes et Mónica Mendoza – les fondatrices du mouvement
- se donnent comme objectif de lutter fermement contre toutes les
formes d’oppression existantes et plus particulièrement
contre celles liées à la libération des sexualités,
le patriarcat, l’homophobie et la politique. Depuis, des dizaines
de femmes les ont rejointes.
|
. . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
lire
la suite
|
|
TEMOIGNER / PEROU
|
|
Une Semaine pour combattre l’impunité des actes
de violence envers des femmes
Dimanche 4 mars 2007,
10 heures. Plus de 600 personnes attendent le début du spectacle
sur la place Bolognesi de Lima au Pérou. Les applaudissements
résonnent quand les femmes de l’organisation syndicale
péruvienne des employées de maison, le SINTRAHOGAR,
entrent en scène. La pièce de théâtre
débute pour ouvrir l’événement tant attendu :
la Semaine de la Femme.
|
. . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
lire
la suite
|
|
PORTRAIT / EQUATEUR
|
|
Grâce à son
art, Laureano amène les enfants des rues à devenir
des citoyens engagés
Laureano Nastul Cardenas
est animateur en Equateur pour le Programa
del Muchacho Trabajador (PMT),
créé par la Banque centrale du pays en 1983. Ce programme
s’adresse aux enfants et adolescents marginalisés des
rues et leur propose des ateliers de formation, d’information
sur leurs droits, ainsi que des ateliers artistiques et culturels.
|
. . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
lire
la suite
|
|