Imprimer cette page

Frères des Hommes - www.france-fdh.org
COOPERER / COTE D’IVOIRE
La Fedesi veut oublier la guerre et poursuit
sa lutte pour l’économie populaire

/ SOMMAIRE  

PARTICIPER / ALGERIE

MANIFESTER / R.D. CONGO

FORMER / RWANDA

COOPERER / COTE D’IVOIRE

INFORMER / AFRIQUE DU SUD

TEMOIGNER / SENEGAL

RENCONTRER / R.D. CONGO

 

La lutte contre la pauvreté en Côte d’Ivoire à travers la consolidation du secteur informel [1] reste l’ambition majeure de la Fedesi [2]. Cette année, la Fedesi et Frères des Hommes s’associent pour donner corps à un Projet d’appui au renforcement de la promotion des initiatives du secteur informel (Parpisi). Ceci afin d’améliorer les conditions socio-économiques des populations, démunies après cinq années de conflit. Représentant 22% du budget national avant la crise politico-militaire survenue en septembre 2002, le secteur informel, que l’on pourrait définir comme l’ensemble des petites activités économiques populaires non officiellement reconnues, n’est pourtant que peu pris en compte dans le plan national de développement de l’emploi 2001-2010. Pire, alors qu’il pourrait constituer une réelle chance pour la prospérité et la stabilité de l’économie nationale, il est même parfois accusé de la détruire.
Partenaire de Frères des Hommes depuis sa création en 1994, la Fedesi s’emploie donc sans relâche à coopérer avec les artisans du pays dans le but de « les responsabiliser et de les rendre autonomes », comme l’explique Ignace Guessehi, directeur de la Fédération. Freinée par la guerre, la Fedesi renoue donc progressivement avec la vie associative et souhaite avant tout identifier, remobiliser et sensibiliser ses membres afin qu’ils accueillent dans les meilleures conditions la mise en place de microcrédits sensés dynamiser cette économie populaire. 

 
  Boutique rurale de Gohouo Zagnan / © Fedesi.

Encadrer, informer et sensibiliser les populations partenaires 

Dans l’ensemble des groupements de base [3], différentes mobilisations voient le jour dans le but d’encadrer, d’informer et de sensibiliser ces populations défavorisées. En ligne de mire : la volonté permanente d’aller au-delà du simple accompagnement pour la construction d’une économie populaire plus digne et plus crédible. Grâce à la formation des membres de ces groupements, à travers diverses actions, à la défense des droits humains et à la promotion de leur citoyenneté.
Ainsi, dans un village de Bangolo, à Gohouo Zagnan, la Fedesi a construit en février 2007 une cantine scolaire et des latrines dans une école primaire publique. Preuve de toute l’importance de redonner progressivement confiance à ces populations en luttant contre la pauvreté et en créant des activités économiques et sociales nécessaires pour un développement durable. Importante aussi est pour la Fedesi la nécessité d’informer et d’interpeller l’opinion aussi bien nationale qu’internationale sur l’influence que peut avoir le secteur informel sur l’économie du pays. Le tout premier numéro de L’Eveil du Secteur Informel , bulletin trimestriel d’information de l’association, est donc paru en juillet dernier et met en relief diverses actions menées par la Fedesi en coopération avec les groupements de base.

Inculquer la culture de l’épargne 

L’un des aspects primordiaux de la Fedesi dans sa lutte pour la consolidation du secteur informel est la mise en place de microcrédits destinés aux membres de ces groupements de base. En effet, leur permettre de disposer des fonds nécessaires à leur évolution s’avère être un élément de dynamisme et de confiance propice à donner de l’ampleur à ce secteur informel. Avec la création du Fonds local d’épargne et de crédit (Flec), organe financier de la Fedesi créé en 1995, l’objectif est clairement d’inculquer aux membres la culture de l’épargne.

Pour la Fedesi, le but est de renforcer l’autonomie économique de chaque groupement.

Ainsi, en réalisant des ouvertures de comptes dans les locaux du Flec, les adhérents de la Fédération sont mieux suivis quant à leur gestion de l’épargne qui constitue véritablement, pour la Fedesi, un élément essentiel pour la structuration de l’économie populaire. A travers l’ensemble de ses activités et de ses mobilisations, la Fedesi a donc pour finalité de devenir un acteur-clef de la promotion du secteur informel afin que ce dernier soit reconnu, notamment par les pouvoirs publics, comme un contributeur important de la vie économique et sociale de la Côte d’Ivoire. 


/ ET PLUS SI AFFINITES

[1]  Le secteur informel, dans les économies des pays du Sud, s’apparente davantage à une économie familiale et conviviale. Au sein des économies occidentales, il est plutôt apparenté à une économie souterraine.

[2]  Fedesi, Fédération pour le développement du secteur informel : orgfedesi@yahoo.fr > Ignace Guessehi

[3]  Les groupements de base désignent les populations partenaires.


En cas de reproduction de cet article, veuillez indiquer les informations suivantes : Source : Frères des Hommes - www.france-fdh.org