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Frères des Hommes - www.france-fdh.org
COOPERER / AMERIQUE DU SUD
La société civile veille sur les orientations
prises par la banque du Sud

/ DANS CE NUMERO  

PARTICIPER / MEXIQUE

MANIFESTER / BRESIL

FORMER / BOLIVIE

COOPERER / AMERIQUE DU SUD

INFORMER / PEROU

TEMOIGNER / PEROU

RENCONTRER / BOLIVIE

 

Freiner l’endettement, stopper la privatisation du patrimoine public, créer une entité Sud-Sud autonome, créer une monnaie commune et des fonds de développement propres, diminuer la pauvreté et la dépendance des pays du Sud vis-à-vis des pays du Nord. Telles sont les ambitions de la banque du Sud, dont les statuts ont été signés en décembre 2007 par le Brésil, l’Argentine, la Bolivie, l’Equateur, le Paraguay, l’Uruguay et le Venezuela. Cette nouvelle banque, qui doit démarrer ses activités au cours de l’année 2008, est une banque latino-américaine qui proposera des mécanismes de soutien financier alternatifs à ceux de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international grâce à une meilleure prise en compte des besoins des pays du Sud. Depuis un an, la campagne « Pour une banque du Sud solidaire» [1] fédère les sociétés civiles sud-américaines qui s’impliquent dans la mise en place de la banque du Sud, afin que les valeurs qu’elles défendent y soient intégrées.

Lettres ouvertes, site Internet, contre-sommet 

Les associations mobilisées, qui bénéficient du soutien de 200 organisations non-gouvernementales et de particuliers du monde entier, tentent de se battre sur tous les champs d’action possibles pour avoir le maximum d’influence sur les gouvernements. Elles ont d’abord envoyé deux lettres ouvertes en juin et en décembre 2007 aux présidents des pays membres pour qu’ils présentent en détails leurs propositions. Puis le sommet des peuples du Sud s’est tenu du 16 au 18 décembre 2007, en Uruguay, en parallèle au sommet des présidents du Mercosur sur la zone de libre-échange en Amérique du Sud.

 
  Pour une banque du Sud en faveur des peuples ! / © Jubileo Sul/Américas

Un atelier autour de la banque solidaire du Sud a été organisé avec la participation de 40 représentants de différentes associations comme Sul/Américas ou Mocase-Vía Campesina venant d’Argentine, du Brésil, du Paraguay, de Bolivie, du Venezuela et d’Uruguay. Parmi les points défendus par les associations figure celui du système de prise de décisions. Deux possibilités se présentent : soit un système de vote où chaque participant a le même poids, soit un système qui dépend des fortunes apportées au capital de la banque. Si cette deuxième option était choisie, le système de 1 US$= 1 voix s’installerait, en reproduisant le modèle des vieilles institutions financières multilatérales, comme la Banque mondiale. Les associations défendent donc un vote égalitaire et indépendant du poids économique des pays. Globalement, elles cherchent à éviter que les mêmes mécanismes du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale se reproduisent et que la banque du Sud ne soit qu’un projet de plus basé sur un système inégalitaire, non transparent et sans prise en compte de la société civile.  

L’intégration sud-américaine doit construire pour les peuples de la région un espace consacré à la promotion du développement économique et social et à la réduction des injustices, de la pauvreté et de l’exclusion sociale.

Pour une banque du Sud solidaire 

Récemment le site Internet  www.banco-sur.blogspot.com a été créé afin de mieux échanger les informations et de mettre à disposition du matériel pour sensibiliser la société civile. Au Brésil, la campagne nationale est menée par l’association Rede Brasil [2] qui se bat pour obtenir des réunions avec les représentants des gouvernements afin d’influencer les décideurs : elle a ainsi réussi à obtenir des auditions avec le parlement. « Actuellement Rede Brasil prépare pour septembre 2008 un atelier sur les mécanismes financiers », rapporte Fabrina Furtado qui y travaille. L’association négocie pour que le représentant équatorien du Comité technique de la banque du Sud Pedro Paez, avec qui elle a des contacts réguliers, y participe. Ce grand projet de coopération financière solidaire touche aussi bien les gouvernements que les sociétés civiles sud-américaines. Les associations relèvent le défi et sont bien décidées à relayer les intérêts des populations, pour que la banque du Sud propose vraiment de nouvelles solutions de lutte contre la pauvreté.

/ ET PLUS SI AFFINITES

[1]  Por un banco solidario del Sur www.banco-sur.blogspot.com, campagne menée par l’association Jubileo Sur http://www.jubileesouth.org

[2]  Rede Brasil http://www.rbrasil.org.br/, f.furtado@rbrasil.org.br > contact: Fabrina Furtado


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