| Au-delà
du contexte politique, réaffirmer l’engagement solidaire
La
Bolivie est au bord de la division. Le 29 février dernier,
Evo Morales, Président de la République, a promulgué
une loi annonçant officiellement la date du futur référendum
pour ratifier la nouvelle Constitution. Le 4 mai prochain, le peuple
bolivien votera pour son avenir. Un avenir incertain étant
donné les tensions causées
par ce projet
politique et constitutionnel élaboré par le gouvernement.
Depuis
son arrivée à la tête de l’Etat en janvier
2006, Evo Morales s’est lancé dans une entreprise de
remobilisation de l’Etat bolivien pour améliorer
le sort des plus défavorisés et permettre à
une population ethniquement et culturellement diversifiée
de parfaire son « vivre ensemble » tout en
préservant, dans la légalité et la légitimité,
ses traditions communautaires. Cette volonté s’exprime
par le souhait d’ériger un Etat plurinational.
Mais
le dialogue est difficile entre le pouvoir et l’opposition,
qui maintiennent une tradition d’illégalisme politique.
De fortes divergences, laissant craindre de nouvelles tensions,
persistent entre la population indigène qui soutient majoritairement
le pouvoir en place, et la population plus aisée et plus
métissée souvent plus proche de l’opposition.
Dans
ce contexte toujours délicat, Frères des Hommes, engagé
sur le long terme auprès de ses partenaires boliviens, travaille
quotidiennement à l’amélioration des conditions
de vie des populations. L’accession à la souveraineté
alimentaire des communautés paysannes avec la CIOEC-Cochabamba
et Coraca Protal, l’avènement d’un tourisme contrôlé
et profitant davantage aux communautés avec le réseau
Tusoco, sont des enjeux bien réels de réalisation des aspirations
politiques : construire un espace de vie décent pour
l’ ensemble de la population, faire entendre toutes les voix
et poursuivre au jour le jour les efforts pour mettre en place un
monde de paix, un « vivre ensemble » ne laissant
personne de côté.
Franck
Berteau (Bolivie)
Frères des
Hommes
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| Résonances
n’est qu’une
des facettes de
Frères des Hommes.
Pour en savoir plus sur nos autres activités, laissez-nous votre
adresse, nous ne manquerons pas de vous contacter.
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| CONTRIBUTIONS
France
Anne-Marie Diény,
Elise Reslinger, Lisa Quaas, Maia Levasseur, Raúl Montero,
Valentine Solignac, Yves Altazin
Bolivie
Eddy Choque Gutierrez,
Evelyn Orellana, Francisco Fermin, Jenny Ampuero, Julio Saavedra,
Franck Berteau, Geoffrey Le Guilcher
Brésil
Fabrina Furtado,
Gabriel Strautmann, Gaëlle Figueira
Mexique
Andrés Díaz
Pérou
Erik Aparco
Gala, Hugo Ramirez, Romain Ferretti, Josée Thibeault
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PARTICIPER / MEXIQUE
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Une communauté indigène contre l’impunité
Le village d’Acteal, dans la municipalité de Chenalho,
lutte de manière non-violente pour le droit de vivre en paix
dans ses territoires.
Dans ce village du Chiapas, au Mexique, la tension liée aux
violences passées est toujours palpable au sein de la communauté
indigène tsotsile. Il y a dix ans, la paix et la justice
ont été perturbées et violées avec la
mort de 45 Tsotsiles, des femmes et des enfants en majorité,
selon un bilan officiel.
Pour le dixième anniversaire de ce massacre, les membres
de l’association Las abejas (Les abeilles)
ont organisé la rencontre contre l’impunité du
20 au 22 décembre dernier.
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MANIFESTER / BRESIL
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| La
population à contre-courant du gouvernement pour le fleuve
San Francisco
Le fleuve San Francisco, dit « fleuve de l’intégration
nationale », aujourd’hui divise et mobilise.
Tout remonte au jour où, il y a 3 ans, le gouvernement a
annoncé le début de travaux pharaoniques pour détourner
le cours du fleuve San Francisco. S’en suit une forte mobilisation
obligeant le gouvernement à cesser les travaux et à promettre
un débat national avec la population civile riveraine du
fleuve. Mais les travaux reprennent quelques mois après avec
le recours à l’armée et sans débats préalables
ni consultation du Congrès, pourtant obligatoire. L’objectif
revendiqué par le gouvernement est de lutter contre la sécheresse
du Nordeste, une région semi-aride du nord-est du Brésil,
en y drainant l’eau du San Francisco.
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FORMER / BOLIVIE
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| Les
nouvelles technologies au service des communautés paysannes
Permettre aux communautés paysannes de profiter des opportunités
qu’offre l’outil informatique,
c’est l’objectif que s’est fixé la Coordination
pour l’intégration des organisations économiques
paysannes de Bolivie (CIOEC)
en organisant, les 25 et 26 février 2008, deux journées
de formation à la recherche par Internet et à l’utilisation
de l’outil informatique. Pour l’occasion, une
salle de l’université del Valle de Cochabamba avait
été mise à disposition pour accueillir les
représentants des différentes organisations économiques
paysannes, venus de tout le pays.
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COOPERER / AMERIQUE
DU SUD
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La société civile veille sur les orientations prises par la banque du Sud
Freiner l’endettement, stopper la privatisation du patrimoine
public, créer une entité Sud-Sud autonome,
créer une monnaie commune et des fonds de développement
propres, diminuer la pauvreté et la dépendance des
pays du Sud vis-à-vis des pays du Nord. Telles sont les ambitions
de la banque du Sud, dont les statuts ont été signés
en décembre 2007 par le Brésil, l’Argentine,
la Bolivie, l’Equateur, le Paraguay, l’Uruguay et le
Venezuela. Cette nouvelle banque, qui doit démarrer ses activités
au cours de l’année 2008, est une banque latino-américaine
qui proposera des mécanismes de soutien financier alternatifs
à ceux de la Banque mondiale et du Fonds monétaire
international grâce à une meilleure prise en compte
des besoins des pays du Sud.
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INFORMER / PEROU
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Radio Yaravi se déplace dans les villages pour donner la parole
Radio Yaravi au Pérou veut faire entendre « toutes
les voix ».
Enfants, jeunes et adultes peuvent s’exprimer librement sur
des sujets sociaux ou d’actualité qui les concernent
grâce à cette radio communautaire qui compte plus de
150 000 auditeurs. Ceux-ci sont invités à participer
directement aux émissions, que ce soit par téléphone
ou en studio.
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TEMOIGNER / PEROU
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A Chilca, des déplacés réunis pendant trois jours festifs de carnaval
L'édition 2008 du carnaval Lirqueño des déplacés
de Chilca dans la
province de Huancayo au centre du pays a rassemblé environ
1500 personnes et a été un véritable succès.
Organisé chaque année en février par l’association
culturelle San Pedro de Tuco,
ce carnaval de trois jours est l'occasion pour les déplacés
de valoriser et de faire connaître dans une ambiance festive
les coutumes et activités traditionnelles d'Angaraes, leur
province d'origine au sud-ouest du Pérou. En plus de maintenir
vivant leur patrimoine culturel, les joyeuses manifestations du
carnaval constituent un exutoire pour ces déplacés
contraints de fuir les exactions du Sentier lumineux, guérilla
maoïste dans les années 1980. Cette année, plusieurs
associations se sont associées au carnaval, qui a attiré
un grand nombre de personnes non déplacées, résidents
de Chilca, et des districts environnants.
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RENCONTRER / BOLIVIE
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Julio fait découvrir sa région grâce au tourisme solidaire
Julio Saavedra est un guide touristique pas tout à fait comme les autres. Il se bat pour l’instauration d’un tourisme réfléchi, responsable et authentique alliant tourisme, durabilité environnementale et communautés.
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