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FORMER [savoir pour agir]
Philippines : paysans et autorités,
ensemble face aux risques naturels
Comme tous les ans entre juin et novembre aux Philippines, on est en pleine saison des moussons à Candaba, municipalité de la province de Pampanga sur l’île de Luzon. Cette période marquée par les inondations et les typhons entraîne la destruction de cultures et la dégradation des conditions de vie. Bien souvent, la population ne sait pas comment réagir et les systèmes mis en place par les autorités locales restent insuffisants et inefficaces. Depuis plusieurs années, l’organisation « Réseau de gestion des catastrophes de Pampanga » (PDRN) se rend régulièrement sur le terrain pour former habitants et autorités à la gestion des risques climatiques naturels. Dans les différents barangay (villages) de Candaba, comme à San Agustin, Bambang, Gulap et Santo Rosorio, environ 40 personnes par village, dont 7 représentants des autorités, 10 policiers et 20 membres de coopératives paysannes, participent au programme de contrôle et de suivi des catastrophes. Selon le directeur exécutif de PDRN, Estaban Masagca, « c’est un moyen d’améliorer les capacités jusque là insuffisantes des villages à identifier les risques, à y répondre et à mettre en place des systèmes de gestion sûrs et fiables ». A mi-parcours du programme, les membres des autorités locales prennent conscience de leurs fonctions et de leurs responsabilités envers les populations. Par exemple, les barangay de Gulap et de Santo Rosorio ont déjà établi une liste de leurs capacités et faiblesses et un plan d’action pour faire face à la situation.
Depuis les dernières élections philippines de 2004, PDRN organise régulièrement des forums régionaux de plaidoyer auprès des maires, des représentants législatifs locaux mais aussi des coopératives afin de travailler aux changements des lois actuelles sur la gestion des catastrophes. Le dernier date du 8 août 2006 et a rassemblé 40 membres du Conseil municipal de gestion des catastrophes de la ville de San Leonardo. Et le maire de cette localité, Marvin A. Martin, de constater : « ces rencontres et ces formations sont très importantes surtout en cas d’inondations, bien que ça ne soit qu’un début, nous espérons les poursuivre et améliorer la situation. » Grâce à des résultats plus que positifs et encourageants, PDRN bénéficie d’une légitimité reconnue auprès des autorités philippines qui lui permet de s’adresser aux responsables les plus hauts placés. Ainsi, comme l’explique Esteban Masagca, le prochain forum du 20 octobre 2006 sera national et accueillera le député José Solis, responsable du Comité de défense nationale, en charge actuellement d’étudier les propositions de loi. FDH
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