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TEMOIGNER [culture solidaire]
Identités et cultures dans les bidonvilles au Pérou

SOMMAIRE  

PARTICIPER [citoyen engagé]

MANIFESTER [combat public]

FORMER [savoir pour agir]

COOPERER [partage des moyens]

Guatemala : les femmes ne restent pas victimes  . . . . . . . . . . . . . . . . . .

INFORMER [confronter les idées]

Bolivie : Radio Yungas, agent de médiation  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

TEMOIGNER [culture solidaire]

PORTRAIT [à la rencontre de ...]

 

Pour la première « Rencontre sur les cultures populaires urbaines en Amérique latine » organisée à Lima en partenariat avec l’association ADEC-ATC, Luis Buezo et Emilie Doré du collectif Sururbano se sont lancé un vrai défi ! Celui d’organiser un festival de documentaires pour échanger sur le thème de la marginalité et des cultures urbaines au Pérou et faire connaître la réalité des quartiers populaires en Amérique latine : un continent qui au fil des ans a connu des flux migratoires de plus en plus importants des campagnes vers les villes, entraînant une expansion galopante des bidonvilles. « Ce festival a permis de présenter sous une perspective différente les nombreux problèmes auxquels sont confrontées les villes latino-américaines. Le langage artistique donne la parole aux plus démunis et aux marginaux », explique Luis Buezo.

Sur quatre jours, du 4 au 7 octobre 2006, ce sont 18 documentaires de réalisateurs péruviens, brésiliens, argentins, boliviens, mexicains ou encore honduriens qui ont été projetés au public. Parmi ces films, celui d’Alejandro Rossi Lima ¡Wás! : à travers ce documentaire, on découvre les “ Guapos del Centro ”, “ Nueva sociedad Alianza Huancayo ” et “ Defensor Gloria ”, trois groupes de danseurs qui se préparent pour le 13e concours national du Huaylarsh, une danse populaire folklorique péruvienne, à Lima. Pendant plusieurs mois, on les accompagne de carnaval en carnaval et l’on finit par comprendre comment, à travers la tradition, ces jeunes de la rue se construisent une personnalité et une identité fortes. Un phénomène d’autant plus développé à Lima que sur les 8 millions d’habitants, 60% vivent dans les quartiers populaires délabrés ou dans les bidonvilles.

Le film Wet paint des réalisateurs brésiliens Paula Alzugaray et Ricardo Van est l’un des autres documentaires marquants de ce festival. Ils nous invitent à découvrir les rues de Sao Paolo et de son univers iconographique populaire qui couvre les murs et les façades de la ville. A travers ce projet, Paula et Ricardo ont voulu conserver et collectionner les graffitis et inscriptions qui occupent les espaces publics urbains, mais surtout, pour mieux comprendre ce phénomène des jeunes de la rue, ils ont voulu inviter les peintres populaires et artistes contemporains pour échanger avec eux sur cette occupation des murs blancs. Les quartiers marginaux représentent une part très importante des villes latino-américaines et les graffitis, tout comme la danse, la musique ou encore le chant, sont un moyen d’expression populaire très développé.

La ville d’aujourd’hui est un lieu où les identités se construisent et se reconstruisent et la pluri-culturalité y est particulièrement présente, comme la diversité des documentaires proposés l’a souligné. Mais l’aspect très innovant de cet événement, c’est qu’il a su mêler création et réflexion: en parallèle du festival, le collectif Sururbano avait organisé un séminaire intitulé « Cultures populaires en Amérique latine ». Les intervenants et participants de différents pays - Chili, Mexique, Colombie, Pérou - ont pu débattre autour de 4 thèmes : habitat urbain et culture populaire - expériences dans des quartiers marginalisés ; identité afro dans la ville ; cultures de migrants - entre le rural et l’urbain ; recréer son identité - expressions artistiques et cultures juvéniles. Finalement, comme l’explique Emilie Doré, « cette dynamique aura permis de confronter les idées et les expériences, mais surtout de faire découvrir la vie qui existe dans les quartiers populaires. »

FDH


Notes :

[1] « Jai Jagat refrain » : “March on with the slogan - Victory to the whole world - Let us offer everything - At the altar of peace - Let us stake our happiness - For the good of all”

[2] Un des Etats où la grande majorité de la population est privée de patas (droit à la terre)


ADEC-ATC (Asociación Laboral para el Desarrollo) - adecdireccion@telefonica.net.pe
> Contact Abelardo Vildoso. ADEC-ATC est partenaire de FDH.

Colectivo Sururbano - www.colectivosururbano.org/encuentro.htm -
colectivo_sururbano@yahoo.es > Contact : Luis Buezo – Emilie Doré

En cas de reproduction de cet article, veuillez indiquer les informations suivantes : Source : Frères des Hommes - www.france-fdh.org

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