| EDITO |
| Haïti n’est
pas seulement l’un des pays les plus pauvres du monde, c’est
aussi la première République née de la volonté
d’émancipation des esclaves. Plus de 200 ans plus tard,
les héritiers de cette histoire ont toujours des choses à
nous dire ! A propos des migrations notamment : ce phénomène
universel qui de tout temps a poussé des populations à
rechercher « ailleurs » de quoi vivre dignement, tout
simplement, comme le font à présent de plus en plus
de jeunes Français par exemple, qui vont chercher «
du boulot » à l’étranger.
Migration qui devient problème dès lors qu’elle
n’est pas choisie, et d’abord par les intéressés
eux-mêmes, qui sont bien souvent victimes de trafics crapuleux,
et pas seulement entre Haïti et la République dominicaine…
En France, comme partout dans le monde, l’existence de tels
réseaux criminels est un fait établi. Une réalité
d’autant plus troublante qu’elle coexiste avec le maintien
de flux migratoires importants assurant une main d’œuvre
très bon marché dans certains secteurs de l’économie
(agriculture, restauration, hôtellerie…).
Compte tenu de l’ampleur de ces trafics d’êtres
humains, de la gravité criminelle des atteintes aux droits
des personnes ainsi perpétrées, on peut s’étonner
de la discrétion médiatique et politique dont ils
font l’objet. Une discrétion qui contraste brutalement
avec la violence affichée ces temps-ci à l’encontre
d’enfants et d’adultes « sans-papiers »
; des personnes qui, pour être en situation « irrégulière
», n’en sont pas pour autant des délinquants,
encore moins des criminels. C’est aussi en résistant
à la tentation des amalgames que l’on construit un
monde plus juste.
Frères des Hommes
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PARTICIPER [citoyen
engagé] |
| En
Haïti, le droit des migrants se construit à la frontière
Les marchés ambulants d’éducation aux
droits de l’homme se déplacent le long de la frontière
entre Haïti et la République dominicaine. Ils proposent
diverses activités artistico-pédagogiques comme des
jeux de dés et marelles sur les droits de l'enfant, un théâtre
forum sur la traite et le trafic de personnes, une ronde des militants
sur l'importance de l’assistance des migrants en droits humains,
etc. |
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MANIFESTER [combat
public] |
| Un
nouveau mouvement social s’empare des rues de Mexico
Quinze septembre 2006 : après de longues semaines d’occupations
des rues de la capitale mexicaine, les campements sont levés
et les mobilisations s’apaisent. Tout l’été,
plusieurs centaines de milliers de Mexicains - citoyens, membres
d’ONG, d’organisations paysannes, de mouvements populaires,
de syndicats ou partisans d’Andrés Manuel López
Obrador (AMLO), candidat de la « Coalition pour le bien de
tous » - se sont mobilisés pour protester contre les
conditions de la victoire de Felipe Calderón, candidat du
Parti d'Action Nationale (PAN, parti de l’actuel président
Vicente Fox). |
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FORMER [savoir
pour agir] |
| Brésil,
les enfants à l’école itinérante des
paysans sans terre
« A la ville, il y a une grande discrimination contre les
élèves des campements du Mouvement des Sans Terre
(MST) » explique le jeune Olavo Rubens Pereira, habitant de
l’acampamento Chapadão. Un point de vue que
partagent tous les militants du MST, comme Geni Batista Feltrin
: « A la ville, mêmes les professeurs et les élèves
traitent les enfants différemment parce qu’ils sont
des “sans terre”. Dans notre école, ça
n’existe pas, ils sont tous égaux. » |
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COOPERER [partage
des moyens] |
| Guatemala
: les femmes ne restent pas victimes
Alors que Hilda, 12 ans allait à la rencontre de sa mère
partie chercher du bois, un homme du village l'a agressée
avec une machette. S'il n’a pas réussi à violer
la fillette, il a tenté de la tuer avec son arme. Hilda s'en
est sortie, même si aujourd’hui une énorme cicatrice
lui barre le ventre. L'histoire de Hilda n'est qu'un exemple parmi
d'autres. Il illustre l'horreur des faits et de la menace qui pèse
quotidiennement sur les plus vulnérables au Guatemala. |
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INFORMER [confronter
les idées] |
| Bolivie
: Radio Yungas, agent de médiation
Dans la vallée du Yungas, en Bolivie, la vie communautaire
évolue au son de la radio. Dans cette région montagneuse
où les déplacements sont difficiles et où l’accès
au téléphone reste rare, la radio est devenue le meilleur
remède contre l’isolement géographique. Elle
participe aussi à l’éducation populaire, dans
une région où une majorité des jeunes ne vont
pas à l’école.
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TEMOIGNER [culture
solidaire] |
| Identités
et cultures dans les bidonvilles au Pérou
Pour la première « Rencontre sur les cultures populaires
urbaines en Amérique latine » organisée à
Lima en partenariat avec l’association ADEC-ATC , Luis Buezo
et Emilie Doré du collectif Sururbano se sont lancé
un vrai défi ! Celui d’organiser un festival de documentaires
pour échanger sur le thème de la marginalité
et des cultures urbaines au Pérou et faire connaître
la réalité des quartiers populaires en Amérique
latine. |
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PORTRAIT [à
la rencontre de ...] |
| Barbara
Luna, porte sa voix aux associations d’Argentine et du monde
De par ses racines amérindiennes, Barbara Luna, chanteuse
d’origine argentine, a toujours eu à cœur de valoriser
les musiques traditionnelles et populaires d’Amérique
latine. Un engagement que l’on retrouve tant à travers
ses chansons que ses actions citoyennes.
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