Accueil  
Actualités
Le projet TERRA Le Mouvement des Sans Terre Réforme Agraire au Brésil Comment agir ? Un réseau de soutien



LA MARCHE EN DIRECT


La Radio de la Marche transmet des programmes en direct

Plus de cinq kilomètres de files (voir photos sur le site !!), et 12 mille hommes, femmes et enfants qui avancent dans la Marche Nationale pour la Réforme agraire. Pour que tous puissent rester en contact, 10 mille petits postes radios ont été prêtés par l'organisation du Forum Social Mondial.

Sur les ondes : Rádio Brasil em Movimento (Radio Brésil en Mouvement)

La programmation commence à 5h00, quand les marcheurs se lèvent. Jusqu'à 8 heures, les thèmes principaux sont les activités du jour, les orientations générales de l'organisation et l'articulation des états (les marcheurs viennent de 23 états du Brésil) pour le départ de la Marche.

"Pendant le trajet, des interviews et des nouvelles sont transmises, en plus du panorama de la couverture par les médias de la Marche. Dans cette tranche horaire, il s'agit aussi des sessions de formation pour les marcheurs : chaque jour, un thème différent est abordé en direct », raconte Camila Bonassa, du secteur Communication du MST.

Le studio se trouve sur un véhicule, qui transporte aussi une antenne de transmission. Sur la partie supérieure, des chanteurs populaires jouent les musiques du Mouvement, composées spécialement pour la Marche. L'espace est aussi utilisé pour réciter des poésies, et pour des représentations de radio théâtre.


Tous les jours on informe les marcheurs sur comment préserver leur santé

La préparation des membres du secteur de la Santé du MST pour la Marche nationale pour la Réforme agraire a commencé il y a des mois : "En novembre, nous nous sommes réunis pour une formation aux premiers secours, et sur les traitements phytothérapiques. Ensuite, chaque participant est retourné dans son état, et a partagé ce qu'il avait appris avec d'autres », raconte Rosângela Pereira, l'une des responsables pour la santé des marcheurs. En tout ils sont 328 personnes.

La répartition des taches est faites par les états. Chaque jour, les marcheurs en charge de la santé dans chaque région se réunissent pour parler de la situation en matière de soins et de secours. Tous les trois jours, il y a une réunion générale de la brigade.

« Si l'on considère le nombre de personnes participant la Marche, et l'effort physique que cela représente, le flux de besoins en matière de soins n'a pas été important", affirme Rosângela. Pour elle, les petits trucs donnés par la Radio Brasil em Movimento peuvent avoir joué : « nous rappelons sans cesse aux marcheurs qu'ils doivent boire de l'eau, éviter de marcher sans chapeau, car le soleil est très chaud pendant la marche, et profiter des arrêts pour leur hygiène personnelle. Nous parlons aussi de l'importance de ramasser les déchets et de préserver les espaces utilisés pour le campement ».

Cela dit, en cas d'urgence, il y a six ambulances disponibles tout le temps.

"Nous disons aux companheiros e companheiras de faire des étirements, de faire des massages. Il faut faire des choses en commun, en collectivité. La meilleure façon de se préserver la santé pendant la Marche, est de s'encourager les uns les autres », rappelle Rosângela.

Une équipe de médecins volontaires de l'Association nationale d'éducation populaire en matière de santé (ANEPS) ont rejoint la marche le 9/05, pour renforcer l'équipe santé sur place. Il a été négocié également qu'un médecin local de la région d'Anapolis soit de garde en journée au poste de santé de la marche. Les cas les plus fréquents sont les cas de gastrite, bronchite, allergies, piqûres d'insectes et hypertension.


Une logistique bien rodée

La cuisine fournit 24 mille repas par jour

Deux tonnes d'aliments par jour, réparties en 24 milles repas. Pour pouvoir alimenter les 11 mille hommes, femmes et enfants de la Marche, 23 cuisines ont été montées, une pour chaque état, à Anápolis, au milieu du parcours.

Les trois repas quotidiens - petit déjeuner, déjeuner et dîner - sont préparés par 415 militants, qui se lèvent à l'aube pour une journée complète de travail.

Sont utilisés chaque jour 2.094 kg de riz, 1.422 kg de haricots, 258 kg de sucre, 346 de fubá, 98 kg de viande, et 310 litres d'huile.

La majeure partie des aliments provient de la production des assentamentos du MST. Il n'y a que la viande, les fruits et les légumes qui sont achetés au jour le jour.

D'après les responsables pour l'alimentation, le régime quotidien doit être léger, pour ne pas gêner dans la marche.

La nourriture est transportée dans des marmites en aluminium, qui sont amenées par des camions et peuvent être réutilisées.

L'eau arrive en 10 camions citerne. Chaque jour, ce sont 250 mille litres d'eau qui sont utilisés pour boire et se laver.


Les mères sans-terre au devant de la Marche

Chaque jour, c'est un état différent qui est au devant de la Marche. D'ici l'arrivée à Brasilia, les 23 états où le MST est organisé auront cette responsabilité. Le dimanche 8 mai cependant, le début des files de marcheurs était composé des mères, en raison de la fête des Mères.

En symbole de toutes les mères Sans Terre, un hommage a été rendu à Enerstina da Silva, de Sergipe. C'est la mère la plus âgée de tous les marcheurs : elle a 84 ans !!

Un poème de Vanderley Caixe a été lu à la radio :

Às mães Sem Terra marchantes

Às mães sem terra,
às mães com terra,
às mães que perdem seus filhos na guerra.
Na guerra da vida,
nos escombros da miséria,
na força e a coragem do dia a dia,
Mulher linda,
Mãe amorosa,
Mães que são,
mães que farão nascer,
vidas de luta,
de dignidade!
Somente Mãe!

Les mères sans terre qui marchent

Aux mères sans terre,
Aux mères avec terre
Aux mères qui perdent leurs fils à la guerre.
A la guerre de la vie
Dans les décombres de la misère
Dans la force et le courage du quotidien
Femme magnifique,
Mère pleine d'amour,
Mères qui sont,
Mères qui feront naître
Des vies de lutte
De dignité !
Des mères, tout simplement.