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Le
soja dont on parle le plus, n'est pas la seule culture industrielle
brésilienne qui ait des conséquences sociales et environnementales
fortes. Il faut compter aussi avec la canne à sucre, le coton,
le maïs, les orangers, les pâturages, l'eucalyptus, certains
palmiers. La mise en valeur de l'Amazonie brésilienne
Il
n'y a aucune chance, ni avec Lula, ni avec un autre gouvernement, pour
que cesse la progression des zones mises en culture, au détriment
de la forêt primaire ou "forêt vierge". On s'achemine vers
une mise en valeur de plus en plus générale du territoire,
y compris de l'Amazonie, avec des zones de protection environnementales
de tailles plus ou moins grandes et d'un niveau de protection plus ou
moins strict. Le
6 juin 2006, le gouvernement a annoncé qu'il a décidé
de terminer d'asphalter, d'ici trois ans, la route Cuiabá (capitale
de l'état du Mato Grosso) - Santarém (port sur l'Amazone),
ce qui va faciliter l'évacuation des productions agricoles et
autres (aujourd'hui essentiellement soja, demain alcool, coton, sucre
et toutes sortes de marchandises). En même temps, il annonce la
création de trois réserves naturelles d'un total de 2,5
millions d'hectares, ce qui correspond à un carré théorique
de 160 x160 km. En février dernier, le gouvernement a annoncé
la création, le long de cette route, d'une zone de développement
durable de 16 millions d'hectares (un carré théorique
de 400x400km). D'autres
projets d'aménagements de grands affluents de l'Amazone (Rio
Madeira, Rio Xingu, Rio Tocantins...) sortent périodiquement
de cartons où ils dorment depuis longtemps. Il s'agit de projets
d'usines hydroélectriques. Mais un autre enjeu existe en arrière
plan : celui de l'extension de l'actuel réseau de voies navigables
amazonien - et même de sa connexion avec le Rio Paraguai, jusqu'à
Buenos Aires - indispensable à long terme pour écouler
les productions agricoles et autres, vers les zones où elles
seront consommées ou vers les ports d'où elles seront
exportées. En effet, plusieurs de ces affluents passent par des
rapides qui interrompent la navigation. La construction d'usines hydroélectriques
sera accompagnée de celle d'écluses qui les rendront franchissable
à la navigation. Le
fait est qu'en prenant un peu de recul, on observe qu'en Amazonie, depuis
les années 1970, la pénétration des aménagements
modernes, avec toutes leurs ambigüités, n'a pas cessé.
Par ailleurs, les grands enjeux mondiaux des prochaines décennies
vont pousser à une poursuite de la mise en valeur de cette immense
région. La
question n'est pas d'être pour ou contre cette dynamique, mais
de faire en sorte que la mise en valeur se fasse de la façon
la plus intelligente possible en considérant le long terme. Les
Brésiliens, pour la grande majorité d'entre eux, ne demandent
que cela, ce qui par contre ne semble pas être le cas des multinationales
que l'on voit agir actuellement. Leur pouvoir d'influencer, directement
ou indirectement, les décisions politiques engageant le long
terme dans un sens favorable à leurs seuls intérêts
financiers est considérable, grâce aux lobbies et à
l'argent dont elles disposent. Il doit être contrebalancé
par une mobilisation et une vigilance de la société civile,
encore trop faibles là-bas comme ici. Les
Européens sont les plus gros acheteurs de produits agricoles
et il est vraisemblable que cela va continuer encore longtemps. En tant
qu'acheteurs, consommateurs et aussi citoyens du monde, nous pouvons
- nous devons - afin de nous associer à
l'action que mènent sur place les mouvements sociaux, d'une part,
n'acheter que ce dont nous avons réellement besoin, en bannissant
les habitudes de gaspillage que nous avons prises collectivement au
cours de la seconde moitié du XXe siècle, d'autre part,
donner la priorité et si possible l'exclusivité à
l'achat de produits répondant à des critères satisfaisants
de qualité sociale, environnementale, éthique. Etant entendu
bien sûr qu'un accord se fasse sur ce qu'on entend par « satisfaisant »,
coté acheteurs et coté fournisseurs. Nos
exigences d'acheteurs et de consommateurs sont prises très au
sérieux par les grands groupes agro-alimentaires. Ils ne changeront
leurs façons de faire - actuellement pour le moins contestables
- que sous des pressions qui mettront en péril leurs intérets.
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Campagne "Le soja contre la Vie"
Les
impacts sont divers sur :
- Les
droits de l'Homme : conflits agraires, travail esclave,
brutalité des méthodes de culture, etc. ; - L'environnement :
déforestation, érosion des sols, pollution de l'eau
via les pesticides, disparition de la biodiversité, OGM, etc.
;
- Le
modèle agricole : mono-spécialisation, concentration
de richesses et de ressources, consommateurs à la merci des
grandes multinationales agro-alimentaires, captation de capitaux nationaux
et internationaux, ... ; Par : - le
soutien à l'agriculture familiale et paysanne, génératrice
de millions d'emplois, et productrice de la majeure partie des aliments
consommés localement. - la
reconsidération des politiques agricoles pour assurer la sécurité
alimentaire, la justice sociale, le respect de l'environnement ; - le
développement de filières oléo-protéagineuses
« non soja », diversifiées ; - l'imposition
dans le droit national de protéger les agricultures vivrières
locales, et les ressources naturelles contre la pression des créanciers
extérieurs ;
- la
dénonciation de l'octroi de prêts d'organismes de financement
internationaux favorisant l'agro-industrie exportatrice.
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A Conceição do Araguaia, dans le sud du Pará : un évêque prend parti Le
sud du Pará est depuis plusieurs dizaines d'années le
stéréotype de la région où les conflits
liés à la terre sont traités par les grands propriétaires
et leurs alliés institutionnels et politiques de la façon
la plus archaïque et la plus brutale. Les assassinats de leaders
paysans et de syndicalistes, l'impunité dont bénéficient
les assassins et leurs commanditaires témoignent de ce climat. Ici,
comme partout au Brésil, la pratique religieuse est une composante
forte de la société rurale, tant chez les fazendeiros
que chez les sans terre ou les petits paysans. L'église catholique
est très influente et l'évêque local a une autorité
qui s'impose à tous. Celui
de Conceição do Araguaia, Dom Dominique You, arrivé
récemment, a été amené à se positionner
par rapport à la problématique de la terre, suite à
la publication d'une lettre ouverte des grands fazendeiros
qui se plaignaient du travail de la Commission pastorale de la terre
(CPT) et demandaient l'éloignement du frère Henri Burin
des Roziers (avocat de la CPT, dominicain) de Xinguará où
il habite et travaille. En
réponse, Dom D. You a lu en chaire, le 7 mai 2006, dans l`église
de Xinguará pleine à craquer sa réponse, dont
voici des extraits : « ...Je
tiens aujourd'hui à exprimer publiquement la reconnaissance
du diocèse de Conceição do Araguaia pour l'activité
de la CPT en faveur des plus pauvres. (...) A Xinguará, lors
de tous les épisodes difficiles, c'est la personne de Frère
Henri et celle de ses collaborateurs qui ont été les
témoins de la présence de Jésus auprès
de ceux qui souffrent de ces conflits de la terre. (..).
Son action auprès des « sans défense »
de la campagne est un motif de fierté pour les chrétiens,
pour ceux qui cherchent la justice... » L'évêque
a par ailleurs rendu public un texte reprenant en partie un document
de 1997 du Conseil Pontifical, intitulé « Pour une
meilleure répartition de la terre ». En voici quelques
extraits : "
... la propriété privée
des biens de la terre est au service de leur utilité sociale
... Personne n'a le droit de priver de
la jouissance de la terre quelqu'un qui en a l'usage ...Le processus
de concentration de la propriété foncière, qui
empêche une grande partie de l'humanité de profiter des
fruits de la terre est un scandale...' Le
Conseil Pontifical « «...reconnaît
les occupations de terres incultes par des paysans qui n'en sont pas
propriétaires, lorsque ceux ci vivent dans une situation d'extrême
indigence. (...) Le retard et le report
à plus tard de la réforme agraire retirent toute crédibilité
aux actions gouvernementales de dénonciation et de répression
des occupations de terre. » Enfin,
l'évêque a célébré, début
mai, une messe conviviale et chaleureuse dans l'acampamento
du MST (à 20 km de Xinguará) qui demande l'expropriation
d'une fazenda appartenant au très puissant groupe d'élevage
Quagliato et dont une partie a été acquise illégalement. La
position prise par Dom D. You est un appui qui légitime la
lutte des pauvres et des exclus face aux groupes agro-alimentaires
et qui aidera ceux qui s'y engagent. Puissent
de nombreux autres évêques adopter la même attitude.
Force
est de constater que le Brésil se met en émoi dès
que le gouvernement Morales avance sur ses promesses de campagne électorale :
après l'annonce de la nationalisation des hydrocarbures début
mai - et qui avait créé le tollé général
en raison de la dépendance très forte du Brésil
en matière d'hydrocarbures, de gaz notamment, via son entreprise
semi-étatique Petrobrás -, le gouvernement d'Evo Morales
a annoncé dans la foulée qu'il allait mettre en oeuvre
un projet appelé « Reconduction communautaire de
la réforme agraire », ou plus communément
« seconde réforme agraire », la première
ayant eu lieu en 1953. La
réforme de 1953 avait effectivement redistribué de grandes
quantités de terre à des communautés indigènes
et paysannes, dans la partie occidentale et dans l'Altiplano bolivien.
Cependant, avec le temps et le soutien des gouvernements successifs,
le latifundio s'est consolidé dans la partie
orientale du pays, la plus riche - et qui a d'ailleurs aujourd'hui
des velléités d'autonomie - et le minifundio
s'est développé dans l'ouest, arrivant à l'apparition
de surfaces à peine suffisantes pour la survie d'une famille
(héritages successifs, qui fragmentent toujours davantage les
terres). Aujourd'hui,
la zone orientale est recouverte de latifundios, dont la majeure partie
des propriétaires sont des Brésiliens. Ceux-ci sont
arrivés en Bolivie au début des années 90, quand
la terre était très bon marché, peu ou pas cultivée,
et que les paysans, très pauvres et non organisés, la
revendait pour trois fois rien. En outre, souvent ces Brésiliens
ont acquis leurs terres et augmenté leurs extensions de manière
frauduleuse, passant outre la législation bolivienne en vigueur. L'objectif
de cette réforme est donc d'abolir les grandes propriétés
rurales improductives, c'est-à-dire celles qui ne remplissent
pas de fonction économique ou sociale, conformément
à la Constitution bolivienne. Ces terres sont de deux types :
celles de grande dimension, acquises pendant les régimes dictatoriaux
et qui sont aujourd'hui encore inexploitées, et celles acquises
par des moyens frauduleux et utilisées à des fins spéculatives.
Dans un pays où plus de 40% de la population vit en milieu
rural, selon des chiffres de 2003, 87% des terres cultivables sont
entre les mains de 7% des propriétaires (qui représentent
une centaine de familles tout au plus), et 13% entre les mains de
millions de paysans. La Bolivie, devançant même le Brésil,
est le pays où l'on observe la plus grande concentration de
terres en Amérique latine, et où l'on compte 4 millions
de personnes considérées comme sans terre.
Outre le contrôle presque monopolistique des grands propriétaires
brésiliens sur les terres cultivables boliviennes, ceux-ci
sont également les principaux propriétaires des entreprises
de semences et d'intrants agricoles chimiques. Ce
sont eux aussi qui prêtent de l'argent aux petits agriculteurs. Ces
grands propriétaires - riches et puissants - s'insurgent déjà
contre ces mesures de réforme agraire, tout comme la presse
brésilienne, qui a évidemment pris parti pour ses compatriotes.
Membre du gouvernement Lula depuis le départ,
Roberto Rodrigues a demandé (pour la cinquième fois,
selon des médias brésiliens) à démissionner
de son poste au ministère de l'Agriculture [1]
le 28 juin, à six mois de la fin du mandat du président
Lula, alléguant des raisons personnelles et familiales, et
qu'il avait « rempli sa mission au gouvernement ».
Au-delà de cette explication, la presse brésilienne
s'est fait écho de plusieurs motifs qui ont probablement orienté
la décision de celui qui représentait le mieux les intérêts
de l'agrobusiness et de la droite brésilienne (rappelons qu'il
est le président de l'Association brésilienne de l'agrobusiness,
de la Société rurale brésilienne, entre autres). D'après le
quotidien Folha de São Paulo, la « pression
des 'ruralistes' » serait à l'origine de sa démission
[2]. Le député fédéral
Ronaldo Caiado du conservateur Partido Frente Liberal (PFL, Parti
Front Libéral) de Goiás, et leader de l'Union
démocratique ruraliste (UDR), organisation très
conservatrice qui regroupe les grands propriétaires ruraux,
aurait commenté le fait que cette sortie était par trop
tardive... Il exprimait ainsi la préoccupation
des 'ruralistes' en ce qui concerne les coupures dans le budget consacré
à l'agriculture, effectués par les ministres des secteurs
économiques. Malgré le fait que Lula vient de renégocier
l'éternelle dette rurale, le député aurait dit :
« Lula n'a pas réussi à résoudre
la dette du secteur. Nous n'avons eu que de préjudices !».
Selon
une autre analyse, celle d'Edélcio Vigna, conseiller en matière
de sécurité alimentaire à l'Institut d'études
socio-économiques, cette démission au moment même
de l'entrée en lice de Lula dans la course aux élections
d'octobre, est tout à fait calculée. En effet, rester
au gouvernement en pleine campagne électorale aurait pu signifier
l'appui du secteur de l'agrobusiness à sa candidature, ce qu'il
ne veut en aucun cas. Les grands propriétaires, la droite et
les élites vont soutenir leur candidat, Geraldo Alkmim, du
PSDB. Toutefois, la dernière chose dont Lula a besoin est de
s'aliéner les 'ruralistes' au moment d'entrer en campagne,
et il les a assurés, toujours selon Vigna, de ne pas émettre
le décret (pourtant promis à l'issue de la Marche nationale
pour la réforme agraire en 2005) sur l'actualisation de l'indice
de productivité (ce qui ferait augmenter le nombre de propriétés
susceptibles d'être expropriées à des fins de
réforme agraire), et de ne pas nommer un nouveau ministre issu
des partis alliés, mais plutôt un « technicien »,
qui assurera l'intérim jusqu'au prochain gouvernement, après
les élections d'octobre. Tout comme la démission de
Palocci du gouvernement n'a pas affecté le secteur, le remplacement
du ministre de l'Agriculture devrait maintenir le statu quo. C'est
Luis Carlos Guedes Pinto qui a été finalement nommé,
un ingénieur agronome qui a été autrefois conseiller
auprès du MST, et secrétaire exécutif du ministère
depuis 2004. Cette nomination, accueillie plutôt favorablement
par les mouvements mais avec réserves toutefois, ouvre la voie
à plusieurs interprétations, qui d'ailleurs divisent
les mouvements sociaux : soit effectivement c'est sa caractéristique
de technicien qui sera mise en avant, et le statu quo
pourrait être maintenu et la politique menée par Rodrigues
poursuivie, soit c'est son passé auprès des mouvements
sociaux ruraux, auquel cas un pas pourrait être fait en faveur
de l'agriculture familiale, et une articulation plus effectives entre
les deux ministères... A suivre donc, même si les mois
restant avant les élections seront courts, et peu propices
aux changements. Quoi qu'il en soit, les fazendeiros auraient depuis quelque temps fixé sur les vitres de leurs voitures, une petite phrase qui exprime leur pensée « Lula, la nouvelle vermine de l'agriculture (en portugais : Lula, a nova praga da agricultura ! » [3] ______________________ [1] Au Brésil, il y a deux ministères en charge de l'agriculture : le ministère de l'Agriculture, qui défend les intérêts de l'agrobusiness et de l'agriculture d'exportation, et le ministère du Développement agraire, qui défend les intérêts des petits agriculteurs et de l'agriculture paysanne. Comme nous avons essayé d'en rendre compte dans Info Terra depuis l'arrivée de Lula à la présidence, c'est plutôt le premier ministère qui a bénéficié des faveurs gouvernementales et de l'équipe économique, au détriment du second. [2] Cláudia Dianni, Folha de São Paulo du 29 juin 2006. [3] José Carlos Cafundó Estado de São Paulo, 'Economie' du 20 juin 2006.
Comme
nous le laissions entrevoir dans le dernier numéro d'Info
Terra, les avocats de l'un des deux commanditaires du meurtre
de la religieuse, le fazendeiro Regivaldo Pereira Galvão, ont
obtenu gain de cause le 30 juin dernier : leur client attendra
en liberté son jugement, sa détention préventive
ayant été déclarée « illégale »
(sic). Dans
une note d'indignation, la Coordination nationale de la Commission
Pastorale de la Terre (CPT), a déclaré, suite à
cette décision : « (...)
Ce n'est pas une nouveauté que la justice concède un
tel privilège, surtout à qui dispose de moyens économiques
ou à qui occupe une position importante dans la société.
C'est ce même Suprême tribunal de Justice qui a concédé
le privilège de la liberté au Colonel Mario Pantoja
et au major José Maria Oliveira, condamnés respectivement
à 228 et 158 ans de prison pour le massacre d'Eldorado dos
Carajas. « La
mise en liberté de cet homme qui a été à
la tête du groupe qui a assassiné Soeur Dorothy (...)
n'est pas seulement un affront : c'est une menace pour les travailleurs,
les leaders et les défenseurs des droits humains dans la région.
Cette mise en liberté sera certainement mise à profit
pour intimider les témoins de l'accusation (...) « En
outre, cette mise en liberté pourra être synonyme d'impunité,
car cet homme (...) a les moyens économiques plus que suffisants
pour s'enfuir de la région et même du pays, pour ne pas
répondre au jugement et à sa conséquente condamnation,
comme ce fut le cas avec [d'autres commanditaires d'assassinats de
leaders syndicaux et sociaux] « (...)
Pour la justice brésilienne, la liberté des travailleurs
accusés de délits est toujours un danger. Pourquoi les
42 travailleurs du MLST [voir
Info
Terra n°68 du mois de Juin], détenus pour
avoir participé à l'action au Congrès national,
ne peuvent-ils répondre à leur procès en liberté
(...) ? Alors que des privilèges sont concédés
aux chefs d'entreprises et personnes d'importance, ces mêmes
privilèges sont niés aux travailleurs. « Qui
représente le pire danger pour la société brésilienne :
les travailleurs qui luttent pour leurs droits et la réforme
agraire, ou les gens qui utilisent leur pouvoir économique
et politique pour concentrer toujours plus de richesse, rendre esclaves
l'homme et la terre, menacer et assassiner des leaders sociaux ?? « Nous
exigeons le jugement immédiat de Regivaldo et de Vitalmiro,
accusés d'être les commanditaires de l'assassinat de
soeur Dorothy ! L'impunité ne peut l'emporter sur la justice ! » |
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Un
livre sur « La Terre au Brésil »
Vient
de paraître, en mai 2006, l'ouvrage : « La terre
au Brésil, de l'abolition de l'esclavage à la mondialisation »,
coordonné par Idelette Muzart Fonseca dos Santos et Denis Rolland,
aux Editions de l'Harmattan *. Ce
livre est issu d'un séminaire organisé, en novembre 2003,
dans le cadre du pôle Brésil de Paris X - Nanterre de l'Université
Robert Schuman (Institut d'Etudes Politiques) et du Centre d'Histoire
de Sciences Po Paris. Selon
les organisateurs - coordinateurs de l'ouvrage, « la Terre
est au coeur de la vision que les Brésiliens ont élaborée
d'eux-mêmes et de leur pays : sa description est une dimension
essentielle de la littérature brésilienne, alors que la
population brésilienne est devenue urbaine ». L'ouvrage
aborde successivement les aspects politiques, économiques, sociaux
et culturels liés à la terre au Brésil. Il est
organisé en trois temps : "Regards historiens" ; "Racines
et problématiques contemporaines" (dont une contribution de J-Y
Martin : " Le gouvernement Lula, le MST et la
terre (2002-2004) : la réforme agraire, des promesses aux
réalités ") ; "Représentations et imaginaires".
Soit de l'histoire à l'anthropologie, de la littérature
au cinéma, en passant par la géographie, l'économie
et l'analyse des problèmes sociaux. Si
on peut regretter que ce livre ait mis si longtemps à paraître
après la tenue d'un séminaire dont il rapporte les travaux
- ses chapitres portant sur l'actualité la plus récente
trouvant ailleurs les nécessaires mises à jour, notamment
dans Info Terra - il n'en reste pas moins qu'il offre un riche dossier
sur les divers aspects des problématiques de la terre au Brésil
depuis plus d'un siècle, de 1888 à nos jours. http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=article&no=3813 |
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L'exposition "Terra" de Sebastião Salgado exposée au Bout du Monde ! 7e Festival du Bout du Monde, Crozon (29), du 11 au 13 aôut 2006 En cette période estivale et quelque peu caniculaire de ce côté de l'Atlantique, rien de mieux qu'un petit week-end sur la Presqu'Ile de Crozon (appelée aussi le Bout du Monde, pour sa situation géographique extrême), le temps d'un festival à la programmation de rêve, pour les amateurs de musiques du monde et engagée !! L'équipe locale de Frères des Hommes assurera la tenue d'un stand durant tout le week-end, où sera exposée l'exposition "Terra" de Sebastiao Salgado. Outre l'accès à la terre au Brésil, des animations et séances d'informations seront organisées autour du thème de l'accès de la terre en Inde, en avant-première d'une grande campagne d'action et de sensibilisation menée par Frères des Hommes et Peuples Solidaires à la rentrée. Pour plus d'info sur la participation de Frères des Hommes au festival : 01 55 42 62 62 / rep@fdh.org Pour plus d'info sur le Festival : http://www.festivalduboutdumonde.com/ |
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mensuel édité par Frères
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