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50 - Juin 2004

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* SOMMAIRE

ANALYSE : La "mystique" du MST 
AGIR : Mission de solidarité en Bolivie 
ACTUALITE : Grito da Terra
                  Retour sur les luttes du mois d'avril
                  Détournement sémantique dans la
                    presse : du bon et du mauvais usage
                    des mots
SOLIDARITE : Des Lyonnais solidaires du MST


* ANALYSE

Peut-on célébrer la politique ? Les leçons du MST sur les moyens de pérenniser une action collective...sans devenir des bureaucrates

La "mystique" du MST

La réussite du MST reste toujours un mystère. Comment ce mouvement social peut-il garder une telle cohésion de ses membres autour du rêve de la Réforme agraire ? Où puisent-ils l'énergie nécessaire pour faire face aux grands propriétaires terriens, dénoncer la politique agricole brésilienne et, en même temps, aider des paysans d'autres pays à se mobiliser pour une autre agriculture, dans une autre société, plus humaine et plus écologique ? Il y a vingt ans, quand le MST a officiellement été créé il a intégré des modes de célébration, relevant jusque là de pratiques religieuses, en leur donnant un caractère politique. Pour le MST un mouvement social ne peut pas « vivre » s'il devient bureaucratique, sans émotion, s'il ne prévoit pas de moments pour rappeler à ses membres pourquoi ils ont adhéré au Mouvement, le sens de ce qu'ils y font et où ils veulent aller ensemble. Ces moments favorisent les échanges et le partage de sentiments autour des symboles et des musiques chers au MST. Dans un entretien réalisé à Paris, le 11 mai dernier par FDH, João Pedro Stedile explique ces pratiques connues sous le nom de « mystique ».

FDH : Qu'est ce que la «  mystique »  pour le Mouvement des Sans Terre ?

J.P. Stedile : Le nom « mystique » vient du mot latin qui veut dire ... « qui vient de mystère ». Mais non pas dans le sens de l'inconnu mais dans le sens d'une relation avec les sentiments,  avec ce qui vient de l'intérieur, de tout ce qui n'est pas exposé. Qu'est-ce que c'est que cultiver un idéal ou un sentiment ? En réalité la mystique c'est cultiver un idéal. Et comment peut-on le cultiver. D'abord, il faut déjà en avoir un. Donc une personne, individuellement, peut avoir, par exemple, un idéal d'être amoureux, d'avoir une nouvelle maison, ou autre chose... Un paysan peut aussi à titre personnel avoir le rêve ou l'idéal d'avoir une terre à lui. Dans le cas du MST il s'agit d'un idéal, d'un rêve collectif. Quel est notre rêve collectif ? Le rêve va dans le sens d'une Réforme agraire qui réalise un partage de la terre dans sa totalité, ce rêve est aussi de vivre dans une société où nous pourrions tous être égaux, une société où nous pourrions tous avoir une opportunité de vivre bien, une société où nous pourrions tous avoir accès à l'éducation, c'est-à-dire un rêve de vivre dans  une société juste. Donc c'est quoi la mystique ? C'est cultiver cet idéal. Mais tu ne peux pas cultiver cet idéal avec des banalités, ou avec des mots perdus. Pour cultiver un idéal on a besoin de symboles et de pratiques sociales. C'est ça la mystique ! La mystique en elle-même n'est rien. C'est la liturgie de cultiver un idéal, d'accoler des symboles à cet idéal. Pour nous, au MST c'est un idéal collectif. Comment peut-on pratiquer la mystique ? On peut cultiver l'idéal avec des musiques, avec le drapeau du MST, avec des célébrations qui nous permettent d'être plus unis, avec des mots d'ordre qui nous rassemblent. Le drapeau c'est une photo de notre idéal.  Il n'est pas qu'un bout de tissu. Par exemple, quand on voit une occupation de terre et tu vois le drapeau des sans terre... tu te sens membre du groupe, dans une identité commune. Parce que tu sais que ce groupe a le même idéal que toi. Et tu deviens heureux, tu extériorises tes sentiments. Donc dans toutes les activités collectives qu'on réalise au centre du MST, on a toujours comme objectif de cultiver cet idéal [...].

 

FDH : Selon vous la «  mystique » fait-elle partie de la culture ?

J.P. Stedile : L'acte de cultiver un idéal est présent dans toutes les communautés. C'est une vérité que l'on retrouve dans toutes les communautés paysannes, les communautés rurales. Dans ces communautés on vit plus proches les uns des autres, on y trouve une plus grande sociabilité. Les individus sont plus proches à la campagne que dans les villes où ils sont isolés et luttent pour survivre. Dans les grandes villes la culture d'un idéal collectif se dilue parmi les millions d'individus qui luttent dans un esprit de compétition permanente. C'est donc vrai qu'il est plus facile de cultiver la mystique dans les communautés paysannes. Mais la mystique ne fait pas forcément partie de la culture paysanne [...].

 

FDH : La mystique est-elle une pratique qui existe depuis la création du MST ?

J.P. Stedile : Depuis son origine, le MST a toujours pratiqué la mystique. Le mot « mystique » a été intégré au Mouvement à travers notre relation avec l'Eglise. C'est l'Eglise qui utilisait la mystique, dans sa pratique. A notre avis, le sens du mot « mystique » n'est pas très clair... c'est pour cette raison que beaucoup de gens ne comprennent pas bien la mystique. En effet, on doit toujours expliquer le sens de la mystique parce qu'il n'y a pas un mot adéquat pour lui donner tout son sens. L'expression la plus correcte serait « la liturgie de célébration d'un idéal ».

 

FDH : La mystique a-t-elle  un rôle dans la formation des militants ?

J.P. Stedile : C'est sûr que la mystique est une forme d'éducation. La formation se produit dans tous les moments de la vie où l'on apprend quelque chose de plus. Elle se produit aussi quand on se réalise en tant que citoyens. Il est donc clair que, pendant les moments où l'on cultive un idéal, on a une pratique basée sur l'éducation, une pratique collective. Il y a toujours une phase d'apprentissage, ensuite, on peut toujours modifier cet idéal. Mais il y a là une question clé. Pour beaucoup de gens c'est difficile de comprendre le MST. A mon avis, tu ne peux pas développer des activités mystiques avec un groupe qui n'a pas un idéal, ou avec un groupe qui n'a pas d'unité autour d'un idéal. C'est pour cette raison que la mystique n'est pas une activité que tous les groupes peuvent  réaliser. La mystique n'est pas une activité mécanique qu'on peut  pratiquer par exemple avec des étudiants qui sont en cours avec leur professeur, et décident de faire la mystique avant le cours. Cette activité n'aura pas de sens, ou alors elle sera une sorte d'exercice théâtral. En effet, la mystique, elle, est le culte d'un idéal commun. Les gens qui mènent une activité mais sans idéal commun, que vont-ils célébrer ?

Il y a un autre élément très important de la mystique dans son rapport à la formation.  La mystique étant une célébration, elle utilise la culture, la musique, l'art, l'esthétique ; je dirais qu'elle aide à former et à donner des capacités aux gens en utilisant l'esthétique et de jolies choses telles que la poésie, la musique, les symboles, les drapeaux, comme moyens. C'est pour cette raison que les gens aiment beaucoup la mystique. Parce que tu ne peux pas célébrer quelque chose qui est loin, un mystère avec des choses laides.  C'est comme quand tu attends un membre de ta famille, que tu veux rendre heureux, que tu veux célébrer cette réunion familiale, tu ne vas pas le recevoir en lui servant un mauvais repas. Au contraire, tu vas préparer la meilleure cuisine possible. Et au moment où tu fais la meilleure cuisine possible, tu réalises un acte d'auto-éducation et d'auto-formation. Tu es toujours en train de te  renouveler, tu es toujours à la recherche d'une préparation la plus réussie possible. Et pour réaliser cette préparation [...], plus une réunion prévoit de participants, par exemple dans un congrès du MST on compte près de 10 000 personnes, ou dans une marche près de  15 000 personnes, plus la mystique (la liturgie d'un idéal) a de l'impact. Les personnes sont capables de  développer la forme de partage des idées. Au MST, au départ, les mystiques étaient plus simples, moins esthétiques. Depuis, on s'est aperçu qu'il y a une évolution permanente, de plus en plus les gens se développent et produisent de nouvelles idées, de nouvelles formes de célébrer cet idéal collectif.

 

Propos recueillis par Sabine BENJAMIN et Susana BLEIL
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* AGIR

Mission de solidarité en Bolivie

Au moment où nous écrivons cet article, une délégation internationale se trouve en  Bolivie  (7, 8 et 9 juin), composée de représentants de Via Campesina (dont José Bové, João Pedro Stedile et Rafael Alegría, le président de Via Campesina), ainsi que de représentants d'organisations paysannes, de défense des droits humains et de parlementaires colombiens.

L'objectif de cette Mission internationale est de rendre compte des conditions de  détention des leaders paysans Francisco Cortes (colombien, membre de l'ANUC-UR), Claudio Ramirez et Carmelo Peñaranda (boliviens), tous trois incarcérés depuis le 10 avril 2003 (14 mois déjà) dans des conditions inhumaines, pour « terrorisme » et « trafic de drogue ». Quatorze mois donc que ces militants attendent que le procureur de la Paz précise les inculpations dont ils font l'objet et apporte des preuves à ces accusations... Une plainte a même été déposée auprès de l'ONU pour détention arbitraire.

Il s'agit également pour la délégation de porter un message de solidarité aux trois détenus, et surtout de demander à l'Etat Bolivien leur libération immédiate et le respect de leurs droits de citoyens.

La mission veut enfin attirer l'attention sur les mesures de répression prises ces derniers mois à l'encontre des mouvements paysans en Amérique Latine, mesures qui cherchent  à criminaliser leurs actions, en appliquant pour ce faire la politique « antiterroriste » du gouvernement américain. De telles paroles font résonner les mots prononcés par le leader indien bolivien Evo Morales qui lors des « 50 ans » du Monde Diplomatique témoignait : « Avant-hier on me traitait de communiste, hier de narcotraficant, et aujourd'hui de terroriste... » .

Depuis le 10 avril 2003, une lettre dénonçant les abus commis contre ces trois leaders a circulé de par le monde, et recueilli l'appui de nombreuses organisations et citoyens...

 

Nous vous proposons de joindre votre signature à cette lettre de protestation (traduction par nos soins) :

 

 

A Monsieur Carlos D. Mesa Gisbert
Président de la République de Bolivie
La Paz, Bolivie

 

Monsieur le Président,

 

Nous venons par la présente solliciter auprès de vous une intervention immédiate, selon les pouvoirs que vous confèrent la constitution et la législation boliviennes,  afin de mettre fin à l'injustice commise contre le dirigeant paysan colombien Francisco Torres, incarcéré depuis le 10 avril 2003 à La Paz.

Monsieur Cortes a été calomnié publiquement, accusé de charges inacceptables pour ceux qui, en Colombie et en Europe, le connaissent pour son long parcours de leader social, paysan et défenseur des droits humains.

Nous voulons que vous sachiez que nous demandons la libération immédiate de Francisco Cortes, et des deux citoyens boliviens Claudio Ramirez et Carmelo Peñaranda, qui ont été incarcérés en même temps que lui, pour l'avoir accueilli solidairement devant la menace de mort permanente émanant de groupes armés illégaux colombiens, pour contrer son travail social en tant que leader paysan.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance de nos salutations distinguées.

 

Merci d'adresser vos lettres à misioncol@skynet.be, en copie à vdm@fdh.org

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* ACTUALITES DE LA REFORME AGRAIRE

GRITO DA TERRA

A l'initiative de la CONTAG (Confédération Nationale des Travailleurs de l'Agriculture), la 10ème édition du Grito da Terra (le Cri de la Terre) a mobilisé le milieu paysan ; il s'agit d'une campagne nationale très mobilisatrice. Pour preuve, elle a culminé avec la venue de 5000 travailleurs ruraux à Brasilia, du 16 au 18 mai, sur un « acampamento » installé sur l'Esplanade des Ministères. Au programme, des rassemblements, des séminaires,  des manifestations et surtout des rencontres avec divers ministères notamment celui du Développement Agraire. Une manifestation devant le Ministère de la Justice a également eu lieu pour protester contre l'assassinat de leaders syndicaux dans les campagnes (avec remise de la liste des victimes au ministre de la justice)...

Au total, ce sont quelques 190 revendications qui ont été listées et présentées ; elles concernent aussi bien des questions qui relèvent de l'urgence que de problèmes structuraux du milieu rural. Les principales revendications sont le déblocage de 13 millions de R$ pour le Plan SAFRA pour l'agriculture familiale, l'installation de 115 000 familles au plus tard d'ici 2006 et un crédit supplémentaire d'1,7 milliard de R$ pour la réforme agraire.

Le but de cette opération est de négocier avec le gouvernement. Cependant,  en l'absence de réponse satisfaisante de la part de ce dernier, les participants pourraient radicaliser leurs actions.

Quelques résultats semblent avoir été obtenus, du moins d'après les déclarations faites à la fin du Grito par le Ministre Rossetto qui a annoncé les mesures suivantes : l'expropriation de 98,8 mille hectares sur lesquels le gouvernement espère installer 50 000 familles supplémentaires d'ici la fin du premier semestre (à condition que cesse la grève de l'INCRA, qui paralyse le processus) ; et l'augmentation de 5,4 milliards à 7 milliards de R$ des fonds pour l'agriculture familiale pour la saison 2004-2005.

 


Retour sur les luttes du mois d'avril

« La Journée Nationale de lutte pour la réforme agraire a eu lieu dans la première semaine d'avril dernier. Elle a montré, une fois de plus, à la société brésilienne, le besoin et l'urgence de démocratiser la structure foncière du pays. Les milliers de familles de travailleurs ruraux Sans Terre participant aux marches, aux occupations des latifundios et des campements dans les grandes villes, ont  mis en évidence leur disposition à lutter pour ne pas quitter la campagne et pour y produire des aliments. Ce sont des familles qui refusent de migrer vers les grandes villes pour y faire grandir davantage les ceintures de misère qui les entourent, les favelas urbaines. Ce sont des Brésiliens qui revendiquent la garantie de l'accès au travail, au logement et à l'éducation. Le succès de ces luttes a animé la base sociale du MST et augmenté la confiance dans le pouvoir transformateur des travailleurs organisés et mobilisés. Avec cette confiance, s'est accrue la certitude qu'il ne suffit pas d'élire des politiciens engagés en faveur de changements sociaux pour que ces derniers aient effectivement lieu.

« La Journée de lutte a aussi contribué à découvrir davantage ceux qui, tapis, s'opposent à la réforme agraire. La réaction des latifundiaires était bien sûr attendue. Pour eux, le problème réside dans l'organisation et la mobilisation des sans terre et non pas dans leur existence. En effet, ce n'est que lorsque les travailleurs se mobilisent que la société brésilienne perçoit leur existence.

Le comportement des médias n'a pas été différent : ils ont donné aux mobilisations des espaces dans leurs informations mais sans jamais faire vaciller leur positionnement en faveur du latifundio [cf. brève suivante]. Cette répercussion des luttes a eu comme effet que certains intellectuels défenseurs de la structure agraire actuelle ont eu accès à davantage d'espaces dans les médias. Parmi eux, quelques uns affirment que la question agraire n'existe pas, car il n'y a pas de terres inexploitées. D'autres, s'efforcent de démoraliser l'organisation des travailleurs, ses leaders et ses propositions pour une autre agriculture brésilienne.

« La Journée de lutte a enfin obligé la classe politique à prendre position sur cette question, notamment ceux qui ont une rhétorique suffisamment ambiguë pour plaire à la fois aux latifundiaires et aux sans terre. La réforme agraire ne pourra être faite en dehors de ce que la loi établit. Les luttes et les mobilisations du MST vont exactement dans ce sens pour que les préceptes de la Constitution Fédérale soient accomplis.

« L'importance de l'unification des luttes :

Au sein d'autres secteurs sociaux, de la campagne et des villes, grandit aussi la certitude sur le besoin de mobilisation pour obtenir des droits sociaux. Nous allons joindre nos luttes pour la réforme agraire à celles pour l'emploi, pour le logement, la santé, l'assainissement, les demandes des petits agriculteurs, la défense des terres indigènes, l'éducation publique de qualité...

Il est important d'unifier toutes les luttes, les luttes de ceux qui rêvent de la transformation sociale de notre pays. »

Message de la Direction Nationale du MST daté du 9 juin 2004

 


Détournement sémantique dans la presse : du bon et du mauvais usage des mots

Dans O Globo du 17/05/04, Marina Santos de la Direction Nationale du MST a écrit une tribune intitulée « Pourquoi nous occupons » dans laquelle elle dénonce les termes utilisés par la presse pour parler des actions du MST ; elle attire notamment l'attention des lecteurs sur l'utilisation abusive du terme « invasion » pour désigner les occupations de terres. Le terme « envahir » est en effet porteur d'une connotation d'action violente et implique un jugement de valeur fort des actions du MST. Or elle a rappelé les conditions dans lesquelles ont lieu les occupations de terre et les principes de non-violence du MST.  En effet la violence n'est pas un mode d'action acceptable d'action pour le MST qui souligne que les populations pauvres sont toujours les premières victimes de la violence. Marina Santos a enfin rappelé l'existence de lois sur lesquelles se fondent la lutte du MST : leur application est l'objet de cette lutte et cette dernière s'inscrit pour le MST dans un exercice légitime de la citoyenneté qui ne se réduit pas à l'acte de voter mais doit aussi s'exprimer dans le contrôle, la dénonciation et la revendication en faveur des droits légitimes quand les représentants élus ne respectent pas leurs engagements.

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* SOLIDARITE AVEC LES SANS TERRE

Des Lyonnais solidaires du MST

 Les « Comités des Amis du MST » sont nés à l'initiative de militants qui ont répondu à la demande du MST de voir se créer des groupes locaux pour relayer la lutte des sans terre en Europe.

Le comité de Lyon existe depuis 1997. Il est composé de sympathisants venant à titre individuel et de membres des associations ATTAC Rhône et Frères des Hommes ; cette dernière accompagne le mouvement depuis sa création en 1984.

Grâce aux visites de représentants du MST en 1995, 1997 et 2002, ce comité a pu  comprendre les enjeux de la réforme agraire et a tissé des liens avec un grand nombre de partenaires et d'associations.

 

Le projet « Verveine Solidaire  »

Ce  projet est réalisé avec un agriculteur de la Confédération Paysanne, qui vit à Chaussan (Monts du Lyonnais), et qui a accueilli un représentant du MST.

Le comité se réunit depuis plus de un an pour planter, désherber, récolter, effeuiller, ensacher la verveine. Les sachets sont vendus au cours des manifestations organisées par le comité.

Les bénéfices de la vente seront versés à l'acampamento «Sebastião da Maia» à Querencia do Norte dans l'état du Paraná au Sud du Brésil.

Les fonds seront utilisés pour l'achat de 5 vaches laitières afin d'améliorer la situation nutritionnelle des enfants des 300 familles qui viennent d'occuper cette terre.

Le but de ces familles est de produire collectivement et d'ainsi assurer leur survie.

Elles s'organisent solidairement pour répondre à leurs besoins de santé, d'éducation, d'équipement agricole, de transports et de construction de maisons. C'est dans ce cadre que le comité leur apporte son appui.

N'hésitez pas à le rejoindre !

 

Contact : Geny FAVRE au 04 72 24 86 54 ou Sandrine MURGUE au 04 78 21 79 82

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Coordination : Laurence Constantini

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