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©MST - La police militaire,
maintes fois aux ordres des grands propriétaires, n'hésite
pas à réprimer sérieusement les militants du
MST en tentant par exemple de déloger les familles installées
sur des terres en friches.
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" Pour les grands propriétaires fonciers,
les revendications paysannes constituent une menace intolérable
à laquelle ils opposent la violence de leurs hommes de main, ou
de celle d'un appareil d'Etat dont ils contrôlent de nombreux rouages.
Des paysans, des dirigeants syndicaux, des prêtres tombent sous
les balles des pistoleiros. "
João Pedro Stédillé, membre de la Direction Nationale
du MST.
Malgré un engagement important des brésiliens en faveur
de la réforme agraire et du Mouvement :
- 88% des brésiliens sont en faveur de la réforme agraire.
- 85% pensent que l'invasion-occupation est un instrument de lutte important
dès lors qu'il n'y a pas de violence ni de mort.
- 59% approuvent le MST et son action
Le monument érigé par Oscar
Niemeyer à la mémoire des victimes a été
détruit par les hommes de main des grands propriétaires.
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Et malgré la Constitution et notamment son article 184 : "
Il incombe à l'Union de désapproprier, par intérêt
social, aux fins de réforme agraire, le bien rural qui n'accomplit
pas sa fonction social "
Les grands propriétaires qui ont gardé un poids politiques
toujours considérables bafouent les Droits de l'Homme dans la plus
grande impunité, manipulant parfois les forces de police.
Le 17 avril 1996, 19 paysans sans terre, en marche avec des milliers
d'autres vers la capitale de l'Etat du Pará, sont exécutés
à bout portant par la police militaire locale. Leur crime ? Avoir
voulu défendre le droit de cultiver une terre immense laissée
à l'abandon depuis des années. Le procès sans cesse
repoussé, malgré une pression internationale forte, c'est
finalement en 2002 et a reconnu la culpabilité de trois gradés
de la police militaire. Néanmoins, ces-derniers ont fait appel
et sont actuellement en liberté. Les parties civiles qui demandaient
des peines pour l'ensemble des militaires ayant ouvert le feu ont dénoncé
un simulacre de justice.
Lisez l'article "Les
Conflits pour la terre dans l'Etat du Pará",
Info terra, mai 2002.
Pour exprimer votre refus de cette impunité, vous pouvez chaque
mois agir en consultant la Rubrique
Agir d'Infoterra. Les pétitions envoyées au Brésil
ont un double impact : tout d'abord elles confortent le MST dans son action
et d'autre part elles font part aux autorités brésiliennes
de la vigilance internationale quant au respect des droits de l'homme
au Brésil.
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