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| CONTEXTE BRESILIEN : Le Brésil aujourd'hui | Répartition des terres | Le contexte politique |
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L'idée de la réforme agraire remonte à loin. Dès le tout début du XXème siècle, des mouvements de révolte paysanne émaillèrent le Brésil, dans les Etats du nord-est comme dans ceux du sud. La réforme agraire, en clair la redistribution des terres, est censée apporter une réponse à une situation sans équivalent dans le monde : seules 14% des surfaces productives sont utilisées. Malgré tout ce que cela supposait de pertes pour les grands propriétaires fonciers, la réforme agraire a été inscrite dans la Constitution de 1946 et réaffirmée dans celle de 1988 : " Il incombe à l'Union de s'approprier, par intérêt social, aux fins de la réforme agraire, le bien rural qui n'accomplit pas sa fonction sociale " (Art. 184 de la Constitution brésilienne). Des hommes politiques, des forces sociales et syndicales ont plaidé, dès cette époque, pour une réforme profonde, afin de combattre une situation inique qui leur semblait être un frein au développement. Mais la réforme agraire, a toujours été freinée par tous les gouvernements successifs. De 1964 à 1984, qu'il s'agisse des régimes civils ou du régime militaire, la loi n'est guère appliquée. Depuis 1985, sur 153 millions d'hectares improductifs, les expropriations n'ont concerné que 7,91 millions d'hectares :
En dépit des promesses officielles du Président Cardoso, et sur la période 1995-2000, plus de 800 000 familles ont quitté les zones rurales à cause de la politique agricole du gouvernement. A ce rythme, et si le nombre des paysans sans terre ne s'accroît pas, la réforme agraire ne devrait s'achever qu'à la fin du XXième siècle. ![]()
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